Point de vue

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 Edito : Mais à quoi jouent nos gouvernants?

Edito : Mais à quoi jouent nos gouvernants?



A chaque semaine son nouveau couac, sa nouvelle affaire, sa mauvaise nouvelle. Nous apprenons avec sidération les tensions au sein de la direction de la toute nouvelle Banque Publique d?Investissement (BPI), crée par la loi du 31 décembre 2012.

La nomination de Ségolène Royal au double poste de Vice-Présidente et Porte-Parole de cette institution n?a pas manqué d?amener son lot de remous puisque elle multiplie les polémiques et les critiques à l?égard de Nicolas Dufourcq, le Président de la BPI. Elle va jusqu?à remettre en cause les premières mesures décidées par son conseil d?administration, alors qu?elle n?assiste même pas en entier aux réunions de ce dernier ! Son retard le 21 février dernier lors de la première réunion, et sa sortie prématurée le 22 avril lors de la seconde réunion, n?avaient probablement pour but que d?attirer les caméras de télévision.

Alors que les français sont en proie à des difficultés considérables (3 224 600 demandeurs d?emplois en avril, record absolu, -0,9% de pouvoir d?achat en 2012), que l?économie du pays est dans une situation historique de récession économique (croissance de -0,3% au 4ème semestre 2012, et de -0,2% au 1er semestre 2013), nos concitoyens sont en droit d?attendre autre chose de la part de ceux qui prennent les décisions.

La question de la nomination de Madame Royal n?a pour objectif qu?un mélange d?équilibrisme et de clientélisme.

Ah, qu?il peut sembler loin, le temps du « Moi Président de la République » où l?on nous promettait une République irréprochable !

Elie Aboud
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Edito - La journée de l'?urope

Edito - La journée de l'?urope



Un mot accusé de tous les maux... une identité en quête de solidité... et pourtant jalousée par toute la planète, enviée par des milliards d'êtres humains.

Une terre de liberté, un espace de démocratie et un peuple portant dans son ADN une Histoire riche et remplie de sang et de larmes mais aussi de Fierté et de Lumière.

La vérité est tout autre que celle que l'on nous présente. L?Europe n'est pas la cause de nos difficultés en France, mais certainement le miroir de notre fragilité, de notre inconscience.

Des voisins plus studieux, plus économes, plus visionnaires n'aident pas a établir des comparaisons, et par la suite, une visibilité de l'avenir et une lisibilité du présent.

Pourtant, il devrait en être ainsi et comment pourrait-il en être autrement?

Les déficits publics restent inmaîtrisables, la dette n'en finit pas de gonfler et de nous étrangler, la croissance présente un encéphalogramme désespérément plat et le nombre de chômeurs croit au rythme de 1300 par jour.

La marque du hollandisme est décidément l'art d'accuser les autres: avant hier la finance, hier le sarkozysme, aujourd'hui l'Europe et demain certainement tous les autres.

Hollandisme ou populisme ?
Question ou Réponse ?
L'avenir le dira...

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Lettre ouverte à l'A.S.B.H

Lettre ouverte à l'A.S.B.H



Nous avons toujours eu l'habitude à Béziers d'avoir un comportement assez particulier vis-à-vis de notre club mythique l'A.S.B.H.

Quand le match est gagné, on dit: « on a gagné ».
Quand le match est perdu, on dit: « ils ont perdu ».

Ce club est inscrit dans l'A.D.N. Biterrois. Je me permets d'envoyer ce courrier pour apporter toutes mes félicitations, mes encouragements pour ce résultat sportif à l'équipe sportive et dirigeante.

Et pour rester dans la métaphore, ce sont la persévérance, l'optimisme et je dirais même la foi dans ce club qui ont gagné.

Quand je vois ce stade de la Méditerranée rempli et cette émotion, je ne peux pas imaginer que notre club n'ai pas sa place dans l'élite professionnelle.

Je n'ai pas été élevé au biberon du rugby, mais je crois qu'il y a des éléments de fierté, de notoriété vis-à-vis de l'histoire du Club que chaque élu doit garder dans sa conscience et ses décisions.

J'ai une pensée très forte pour ce beau public et ces clubs de supporters qui ont su apporter leur enthousiasme en affichant leur fierté.

Merci Monsieur le Président.

Merci les dirigeants.

Merci les entraîneurs.

Merci les joueurs.

Merci à ce beau public qui a toujours affiché haut et fort les couleurs de cette belle ville.

Notre Béziers.

Elie ABOUD
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Amnistie syndicale : Merci les Casseurs! Merci Hollande!

Amnistie syndicale : Merci les Casseurs! Merci Hollande!



Notre pays a déjà la réputation du "Pays des 35h, de la retraite à 60 ans, et de la taxe à 75%".

Le Gouvernement s'apprête à voter une loi à l'Assemblée nationale qui vise à effacer certains actes de violence lors des conflits sociaux: saccage d'une sous-préfecture, violences et destructions dans telle ou telle entreprise.

Deux poids, deux mesures. Effet ravageur... comprenne qui pourra.

J'ai mal pour mon pays...
J'ai mal pour l'image de la France qui a atteint le niveau du "Gaz de Schiste" sur l'échiquier international...

Merci Hollande...

Elie Aboud
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Margaret THATCHER ou la dame « de faire » par François Mallet

Margaret THATCHER ou la dame « de faire » par François Mallet



Suite aux funérailles de Margaret Thatcher, je me permets de laisser la plume à François Mallet, Haut Magistrat.

Mme THATCHER est indiscutablement un des plus grands « hommes » politiques du siècle dernier.Le 3 mai 1979, elle mène le parti conservateur à la victoire et devient la première femme à diriger un gouvernement en Grande-Bretagne, mais aussi en Europe.Elle hérite alors d?un pays déprimé, sinistré.Pour le redresser, et elle va, pour y parvenir, le temps de ses trois mandats, de 1979 à 1990, prôner des valeurs classiques, des valeurs simples, des valeurs qui doivent triompher en France aujourd?hui pour sortir notre pays d?un marasme comparable à celui dans lequel se trouvait le Royaume-Uni, à l?arrivée de «Maggie » aux affaires.

Ses principes sont en effet toujours d?actualité :
- magnifier le travail, le mérite personnel, la réussite et le courage,...
- libérer l?économie, mettre fin à l?assistanat et à une fiscalité destructrice de richesses et d?emplois,
- réduire et recentrer le rôle de l?État sur ses fonctions régaliennes,
- diminuer les dépenses publiques et les déficits.

La fille d?épicier modeste qu?elle était a toujours eu à coeur de faire des économies et d?alléger les impôts frappants les contribuables, tous les contribuables, pour libérer les énergies.Et ce paradigme économique, Margaret THATCHER va le mettre en application, rompant ainsi avec les habitudes des politiciens de son temps... et d?aujourd?hui !

Les résultats ne se sont pas fait attendre :

? en 1979, l?Angleterre était au 18e rang mondial en PIB par habitant, en 1990 et elle avait retrouvé le septième rang,
- le budget retrouvait l?équilibre, l?autorité de l?État était restaurée
- les terroristes de l?IRA étaient morts, suite à leur grève de la faim en prison et les syndicats contestataires mis au pas, après de longues et difficiles grèves
- beaucoup de struuctures publiques étaient privatisées, la liberté d?entreprendre et la confiance en l?avenir permettaient la création d?un nombre considérable d?entreprises, à la productivité et la compétitivité rétablies,
- enfin, le chômage qui était de près de 10 % en 1987 était retombé à environ 5 % en 1990 .

La Grande-Bretagne, à nouveau prospère et victorieuse de la guerre des Malouines, avait reconquis son rang de grande puissance et rayonnait dans le monde.Ce redressement était le fruit de l?énergie incomparable de celle qui fut alors surnommée « la dame de fer ».

Cette femme exceptionnelle reste un modèle de femme et de dirigeant politique :
- elle n?était ni une femme traditionnelle, telle que critiquée par les féministes, ni une féministe telle une « chienne de garde », hurlant à l?injustice de la société.
- elle était une femme aux valeurs sûres, à la pensée claire et à la volonté déterminée.
- elle était une femme qui, avec courage, a pris en main son destin et celui de son pays.
- elle était une femme qui a su rompre avec le conformisme et le consumérisme ambiant.
- elle était une femme qui dit non à l?État-providence, à la sinistrose et au renoncement,
- elle était une femme qui a fait les réformes qui s?imposaient alors de manière urgente et impérieuse en Grande-Bretagne et qui s?imposent aujourd?hui de façon criante, à la France.

« Labour isn?t working », que nous pouvons traduire en « le socialisme ne marche pas », avait-elle coutume de dire.

Nous pouvons faire le même constat aujourd?hui chez nous.Elle était une femme de « faire » qui a mené une politique conforme à ses idéaux et aux intérêts de son pays.

François Mallet.
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Rétablir l?autorité pour reconstruire la confiance

Rétablir l?autorité pour reconstruire la confiance



La France est confrontée à une crise profonde de l?autorité. L?arrivée au pouvoir de François Hollande n?y apporte aucune réponse et l?aggrave par des discours laxistes.
Depuis 10 mois, la gauche affaiblit l?autorité de la justice et des forces de l?ordre quand elle amnistie les violences commises par les syndicalistes, quand elle veut supprimer les peines-plancher pour les récidivistes.
 
La gauche ruine l?autorité morale de l?État quand elle ouvre des salles de shoot ou qu?elle parle de la dépénalisation du cannabis.
 
La gauche contribue à la remise en cause de l?autorité des professeurs quand elle défend la suppression des notes, des devoirs à la maison, des redoublements sous le prétexte de l?égalitarisme.

La gauche sape la crédibilité de la parole publique quand elle donne des leçons de morale et prône une « République exemplaire » mais se compromet dans l'affaire Cahuzac ».

Pour retrouver cette autorité indispensable au bon fonctionnement de notre société et au « vivre ensemble » :

- Il faut d?abord responsabiliser les familles en les impliquant dans les sanctions lorsque leurs enfants sont condamnés.
- Il faut reconstruire l?autorité de la loi par une justice efficace et rapide.
- Il faut que les forces de l?ordre soient plus respectées, mieux organisées et davantage présentes sur le terrain.
- Il faut une plus grande fermeté en matière d?immigration.
- Il faut que la lutte contre les fraudes sociales et fiscales se dote de moyens efficaces.
- Il faut un renouvellement de la vie politique avec des élus moins nombreux et mieux reconnus.

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Conférence avec les étudiants en Science Politique de la Faculté de Droit de Montpellier

Conférence avec les étudiants en Science Politique de la Faculté de Droit de Montpellier



Élie Aboud s'est rendu à la Faculté de Droit et de Science Politique de Montpellier, jeudi 11 avril 2013, pour participer à une conférence organisée par les étudiants sur le thème du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Entouré de Stephan Rossignol et de Jacques Domergue, le député s'est exprimé devant les étudiants.
 
Le parlementaire a abordé la défaite de 2012 et l'avenir de la droite, la pratique du pouvoir par Nicolas Sarkozy et la position de l'UMP vis-à-vis du Front National.

Enfin les étudiants ont pu poser des questions aux trois élus.


Conférence avec les étudiants de la fac de... par Elie_Aboud
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L?affaire d?Etat Cahuzac : un « séisme de confiance » ?

L?affaire d?Etat Cahuzac : un « séisme de confiance » ?



Il ne s?agit pas de livrer un homme à la vindicte mais de mesurer la gravité de cette nouvelle « faute morale ».

Comment un ministre, chargé de lutter contre la fraude fiscale, a-t-il pu s?adonner à ces pratiques condamnables ? Comment est-il possible, devant la représentation nationale, de nier, comme il le dit, tout « en bloc » ? Il faut ne rien comprendre à l?éthique et à la République, pour oser affirmer, devant la Nation, un tel mensonge.

Derrière cette affaire, c?est toute une dérive de la vie publique qui se profile. Tout serait possible aux puissants, à ceux qui n?ont pas le sens du devoir et du bien commun, à ceux qui méprisent leur concitoyens et les exigences de leurs charges. Tout, à la condition de ne pas se faire prendre. Ce n?est pas ma conception de la vie publique et de la démocratie. Agir avec le sens du bien commun n?est ni de droite, ni de gauche mais simplement républicain. 

Cette affaire porte un coup terrible à la crédibilité de la parole politique et à la confiance des citoyens dans la classe dirigeante. Cela va malheureusement nourrir les extrêmes et l?antiparlementarisme qui ne sont, en aucun cas, la solution.

Afin de ne pas ajouter de la confusion à l?inacceptable, le Président de la République doit maintenant la vérité aux français. En tout état de cause, sauf à se satisfaire de la seule parole de son ministre du budget, il ne pouvait pas avoir la certitude de l?absence d?un compte. Rien ne sert d?invoquer, en campagne électorale la « République irréprochable », de se draper en permanence dans la morale, si l?on n?est pas capable d?assurer, déjà, la « République normale ».

Alors, la question que tout français se pose légitimement est la suivante : était-il oui ou non au courant de l?existence de ce compte ?

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Interview pour le "cercle des libéraux"

Interview pour le "cercle des libéraux"



INTERVIEW D?ELI ABOUD :  » JE L?INVITE A EXERCER PLEINEMENT SON ROLE DANS CETTE OPPOSITION » A PROPOS DU RESPONSABLE DEPARTEMENTAL DU PARTI LIBERAL DEMOCRATE DE L?HERAULT

Unique député UMP de l?Hérault, conseiller municipal de Béziers, Elie Aboud parle de la bataille qui se profile pour les élections municipales à Béziers et à Montpellier. Il rappelle aussi ce qui l?a emmené en politique : une vision libérale de l?économie.

Conseiller municipal depuis 1995, puis premier adjoint, n?aurait-il pas été logique que vous briguiez la mairie de Béziers en 2014 ?

Je pense que toutes les ambitions personnelles doivent s?arrêter devant l?ambition collective. Lorsque l?on fait de la politique, le mandat de maire est le plus concret, celui qui touche le quotidien des administrés. Dire que c?est quelque chose qui ne m?intéresse pas serait faux et hypocrite. Raymond Couderc est maire depuis 1995. Il a fait des choses et a permis à ses coéquipiers de s?épanouir, d?exercer des délégations. Soit c?est la division stupide comme le font certains du fait de leur ego, soit on se dit qu?il a encore l?énergie et souhaite se présenter pour un quatrième mandat.

Robert Ménard est l?un des candidats à cette élection. Vous fait-il peur ?

Me faire peur ? Après l?épreuve que j?ai traversé, plus rien ne me fait peur. La personne ne me fait pas peur. Je le rencontre et je discute avec lui régulièrement. Il pense qu?il y a eu un problème dans la gestion municipale sur la question du centre-ville. Nous sommes tous concentrés sur ce problème du centre-ville. Mais on ne peut élaborer le projet global d?une collectivité, d?une agglomération, d?un territoire sur un simple constat. Pour le moment je ne vois pas émerger de projet en ce qui le concerne. Mais je le respecte et c?est son droit absolu de se présenter, c?est la démocratie.

Quelle stratégie la droite doit-elle adopter pour les municipales en cas de triangulaire avec le Front national ?

Il n?y a pas de stratégie. Ce ne sont pas des élections législatives. Nous verrons quelle est la liste FN, par qui elle est conduite et comment. La droite a un projet, c?est une majorité sortante, elle va demander aux Biterrois leur confiance. Après trois mandats, il faut trouver la dose d?adrénaline nécessaire pour cette bataille.

En ce qui concerne les municipales à Montpellier, quelle est la stratégie à droite ?

Le curseur à Montpellier est placé à gauche. Depuis des années il y a une sociologie de gauche et d?écologie. Gagner une élection à droite est très difficile à Montpellier. Mais, pour autant, toutes les conditions optimales sont réunies pour nous : une gauche divisée, l?absence de leadership incontestable, une gauche nationale qui va droit dans le mur, malheureusement pour mon pays et une mésentente qui apparaît aujourd?hui entre les Verts et les socialistes. Il faut faire une liste intelligente, politique certes, mais composée aussi de socioprofessionnels qui doit présenter un projet et une vision pour la ville de Montpellier, car il n?y en a plus. Aujourd?hui, on se contente de gérer le quotidien. Nous avons une chance de perturber le système et peut-être de créer la surprise. Mais il faut qu?une condition soit remplie : que la droite sache dresser avec l?UDI des passerelles intelligentes qu?il va falloir définir sur une base claire et amicale. Il faut envisager Montpellier comme une métropole entre Barcelone, Toulouse et Marseille. Il faut s?interroger sur son développement culturel, ses relations avec les autres villes du département, sur les enjeux économiques et un positionnement sur l?autoroute A9, l?aéroport, le monde universitaire. On arrive avec quelqu?un qui a une notoriété et a fait ses preuves.

Jacques Domergue est-il le candidat naturel de la droite à Montpellier ?

Oui. Mitterrand disait : « La fonction fait l?homme et l?homme se fait », je trouve cela très juste. Jacques Domergue s?est fait avec le temps. Il a deux mandats de député à son actif, il est dans l?opposition municipale et dirige un grand centre, l?Institut de cancérologie de Montpellier. Il a l?ouverture d?esprit de s?entourer de socioprofessionnels. Nous ne cessons de lui répéter qu?il a la légitimité de son parti.

Montpellier possède une image de ville sportive et attractive, mais elle a aussi un chômage record. Des problèmes d?insécurité se font également jour, soulignés notamment par le responsable départemental du Parti libéral démocrate de l?Hérault, Thierry Tsagalos.

Je l?invite à exercer pleinement son rôle dans cette opposition et je suis d?accord avec ce diagnostic global sur Montpellier.

Que pensez-vous de la frange libérale de l?UMP ?

Je suis profondément libéral ! Je suis le fondateur national du cercle Génération libérale avec Jacques Garello. Je suis aussi le fondateur avec Alain Madelin des cercles Idées-Action. C?est ce mouvement qui m?a amené en politique. Ma vision du libéralisme est celle-ci : on a le droit d?avancer dans la vie, sans laisser des gens au bord de la route. J?aime cette métaphore culinaire d?une personne qui se lève à 4 heures du matin pour confectionner des gâteaux. Plus elle met des ingrédients et y ajoute son savoir-faire, plus le gâteau gonfle, mieux il va être partagé. Que la puissance publique régule un peu le partage du gâteau, cela ne me choque pas, mais qu?elle vienne en permanence embêter celui qui va prendre des risques, alors celui-ci ne fera plus de gâteau. Aujourd?hui, on ne peut pas administrer l?économie mais on doit au contraire la libérer. S?il y a partage, il ne doit pas y avoir dispersion.

Propos recueillis par Agnès Taupin - http://www.lecercledesliberaux.com/?p=5782


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La boîte à outils de M.Bricolage

La boîte à outils de M.Bricolage



Après avoir utilisé tout le début de son mandat pour des réformes de société qui divisent, on attendait l?intervention de François Hollande sur les réformes économiques pour recréer de la croissance et des emplois. L?intervention du Président n?a pas été à la hauteur des enjeux.

M. Hollande nous dit que « tous les outils sont là ». Qu?y a-t-il dans la boîte à outils ? Les emplois d?avenir, le contrat de génération et le crédit d?impôt. On diagnostique une méningite et on prescrit un demi-cachet d'aspirine. C?est à la fois insuffisant et inadapté.

- Rien sur la compétitivité des entreprises alors qu?il faut un choc de compétitivité et un choc de confiance.

- Rien sur le fonctionnement de Pôle Emploi.

- Rien sur l?Europe, sur les politiques de dérégulation absurdes de l?UE, sur la politique monétaire. Quels sont les impacts concrets du pacte de compétitivité ? Aucun, c?est l?Allemagne qui décide seule de l?orientation de l?Europe.

Il y a eu hier soir un manque de précision évident :

- Pas de mesures concrètes de réduction des dépenses publiques.

- Pas de simplification du mille-feuille administratif. Il faut des réformes structurelles pour rationaliser la dépense publique et on ne parle que de moyens supplémentaires 
(60 000 embauches dans l'éducation nationale, 5000 pour Pôle Emploi).

Il y a eu hier soir des incohérences :

- Sur le « mariage pour tous » : On nous dit qu?il n?y aura ni PMA ni GPA alors que les ministres ont dit le contraire pendant des semaines en voulant donner les mêmes droits aux couples homosexuels. Pourquoi ne pas avoir fait simplement une union civile ?

- Sur les retraites : il y aura un allongement de la durée des cotisations après avoir combattu la réforme de Sarkozy et acter le retour à la retraite à 60 ans.

- Sur les charges des entreprises : on annonce une baisse de charge sans précision alors qu?il y a eu une augmentation massive depuis 10 mois et la fiscalisation des heures supplémentaires. La taxe de 75% sur les hauts revenus sera finalement payée par les entreprises.

- Sur la TVA : Pourquoi avoir supprimé la « TVA sociale » en début de mandat et l?augmenter aujourd?hui ?

Enfin on va modifier une des rares politiques qui fonctionne, un des rares indicateurs qui est au vert avec la fin du principe d?universalité des allocations familiales et la mise sous conditions de ressources.

J?avais comparé François Hollande à Henri Queuille. Je crois ne pas m?être trompé en voyant que son credo semble être : « Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout.  »

Elie Aboud


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Décision juste ou décision politique?

Décision juste ou décision politique?



Le juge d?instruction pose des questions, c?est son métier. Les commentateurs peuvent s?interroger sur la pratique du juge d?instruction, c?est leur fonction. La mise en examen de Nicolas Sarkozy a provoqué une déferlante médiatique. Je souhaiterais simplement m?interroger sur la pertinence de cette mise en examen pour tenter de bâtir une critique raisonnable.

Un haut magistrat de ma circonscription m?a éclairé sur les étapes de la procédure. Après réflexion, sous réserve de l?examen du dossier, il convient de rappeler qu?une mise en examen n?est en aucune manière une déclaration de culpabilité. Les juges d?instruction ont travaillé en collégialité et mis en application l?article 80-1 du Code de procédure pénale. Cette mise en examen a pour objet de faire savoir à l?intéressé les charges précises qui pèsent contre lui et de lui permettre d?organiser sa défense, de solliciter un non-lieu, ou une relaxe si le juge d?instruction le renvoie devant le Tribunal Correctionnel. Nicolas Sarkozy doit donc, comme tout justiciable, bénéficier de la présomption d?innocence.

Cela dit, il convient également de considérer qu?une présomption d?innocence peut être renversée par la preuve contraire. En effet, les charges nouvelles, rapportées par la presse, montrent que des dépositions de témoins contredisent l?ancien Président de la République et le mettent en cause dans la perception de sommes d?argent substantielles en 2007. On sait la fragilité des témoignages humains, surtout quand ils sont sollicités des années plus tard. Les changements d?avis sont fréquents. Il suffit de se remémorer les déclarations floues et contradictoires de l?ancienne comptable de Mme Bettencourt, grassement rétribuée, par Mme Meyers Bettencourt, sa fille, pour s?en persuader. Rien n?est donc établi.

Ce qui est beaucoup plus surprenant et pour tout dire choquant, c?est l?incrimination retenue : l?abus de faiblesse. Ce délit est prévu et réprimé par l?article 223-15-2 du Code pénal qui le définit ainsi : « Est puni de trois ans d?emprisonnement et de 375000 euros d?amende l?abus frauduleux de la situation de faiblesse, soit d?un mineur, soit d?une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur? »

Or, en 2008, le professeur Agid, neurologue, a expertisé Mme Bettencourt et conclu dans son rapport que: «  l?examen n?a pas permis de mettre en évidence un trouble de mémoire sur les faits récents ou anciens, des difficultés de stratégies intellectuelles ou de langage, tant sur le versant réceptif que moteur? l?état psychique paraît conservé et son engagement dans ses projets déterminé. » De plus, en 2010, Mme Bettencourt et sa fille ont conclu un accord pour mettre un terme à leur mésentente . A cette époque, Mme Françoise Meyers Bettencourt n?a pas relevé de déficience psychique chez sa mère puisqu?elle a souscrit avec elle, par définition lucide et jouissant de toutes ses facultés, ce pacte familial. Ainsi, Nicolas Sarkozy, en 2007, ne pouvait bien évidemment pas déceler une éventuelle infirmité que sa fille, bien plus proche d?elle, n?avait pas perçue en 2010 .

Ce qui est particulièrement fâcheux dans cette affaire, c?est que cette mise en examen préjudicie considérablement à Nicolas Sarkozy, plébiscité par de nombreux français et encouragé à revenir sur l?échiquier politique en vue de la prochaine élection présidentielle en 2017.

Il est donc légitime de s?interroger sur cette curieuse intrusion du judiciaire dans le politique et sur la neutralité totale de ces juges d?instruction.

Je suis respectueux des institutions judiciaires de mon pays et je suis optimiste car je crois sincèrement que notre justice est bien faite, qu?elle n?a qu?un seul objectif, la recherche de la vérité et je pense qu?elle sera bien rendue, in fine .

Elie ABOUD.





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Midilibre.fr: Affaire Sarkozy : Élie Aboud parle "d?un drôle de timing"

Midilibre.fr: Affaire Sarkozy : Élie Aboud parle "d?un drôle de timing"



"Après la mise en examen de l'ancien président de la République, le député de l'Hérault, Elie Aboud, dit ressentir un "doute sur le rôle joué par exécutif" dans cette affaire. Il parle même de "diversion".

Il est l?un des députés qui l?a récemment rencontré. Élie Aboud avait d?ailleurs confié au lendemain de son entrevue avec Nicolas Sarkozy, qu?il avait senti un président "qui a envie de revenir".

Mais cette envie est sérieusement mise à mal depuis jeudi soir et sa mise en examen dans l?affaire Bettencourt. Était-il inquiet, sur le sujet, lorsque les deux hommes s?étaient rencontrés ? "Pas du tout, répond Élie Aboud. A vrai dire, nous n?avions même pas évoqué le sujet".

"C'est troublant"

Comme l?ensemble des personnalités UMP, le député de Béziers a dit sa surprise, ce vendredi matin. "C?est d?autant plus troublant au regard du timing judiciaire", dit-il. Pour lui, c?est même "cousu de fil blanc", la proximité des affaires Cahuzac et Sarkozy est trop importante pour ne pas amener "le doute sur le rôle joué par exécutif".

"Ils sont dans une position intenable. Soit le gouvernement fait du clientélisme et satisfait la gauche et il va droit dans le mur , soit il prend les décisions courageuses que propose l?UMP et les élections deviennent compliquées pour le PS".

Selon Élie Aboud, c?est donc presque une diversion qui est proposée là. Mais, ajoute-t-il, "si le temps judiciaire n?est pas très long et que Nicolas Sarkozy fait la démonstration de son innocence, alors cela aura l?effet inverse recherché par la gauche. Il reviendra plus vite avec une envie de revanche"."


Propos recueillis par Midi Libre. L'article complet ici.

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L?affaire CAHUZAC : coupable ou innocent ?

L?affaire CAHUZAC : coupable ou innocent ?



La question n?est pas là car la réponse appartient naturellement à la justice. Mais au-delà, des certitudes se font jour. François HOLLANDE, empêtré dans des sondages calamiteux, a tardivement découvert l?effet dévastateur pour lui-même du symbole CAHUZAC.

Comment soutenir un homme, chargé du budget de la France, soupçonné d?avoir des accointances bancaires helvétiques, lorsqu?on a placé sa campagne électorale sous le signe de la guerre à mort contre la finance (Discours du Bourget) ?

Comment demander à celui-ci, encore hier, de défendre les vertus citoyennes de l?impôt, comme on dit en langage socialiste, alors que lui-même est soupçonné de s?être autorisé quelque liberté avec ladite vertu?

Cet épisode fait, pour le moins, désordre alors que tant de français sont aujourd?hui plongés dans les difficultés en fin de mois.

Coupable ou innocent ?

La gauche socialiste serait bien inspirée d?examiner notre comportement face à cette affaire et d?en tirer les enseignements quant à leur attitude inique au moment de la « fausse » affaire WOERTH. En la matière, prudence, respect de l?humain et de la présomption d?innocence doivent prévaloir.

Mais de grâce, Messieurs les socialistes, Monsieur HOLLANDE, plus de leçons de vertu de votre part!


Elie ABOUD
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Le 19 mars: Facteur de division

Le 19 mars: Facteur de division



Pour la première fois depuis 50 ans, les maires de toutes les communes de France ont reçu une instruction préfectorale les enjoignant à pavoiser les bâtiments publics de leur ville en commémoration du 19 mars 1962. C?est la date de l?instauration du cessez-le-feu censé mettre fin aux combats entre les belligérants de la guerre d?Algérie.

Cependant chacun sait que seule l?armée française a respecté ce cessez-le-feu. Les exactions et attentats auprès des populations civiles européennes et musulmanes n?ont fait que s?amplifier après cette date.

Nous comprenons que le 19 mars représente un réel soulagement pour les soldats français du contingent et leurs familles, acteurs d?un conflit qui bien souvent les dépassait. Mais n?oublions pas qu?après le 19 mars, furent torturés et massacrés des dizaines de milliers de Harkis. Plusieurs milliers de civils européens furent enlevés et portés disparus. Le 26 mars, rue d?Isly à Alger, l?armée française tira sur la foule occasionnant une centaine de morts. Le 5 juillet à Oran, eut lieu le massacre de centaines d?Européens ?

Après le 19 mars, commença l?exode vers la métropole d?un million de Français d?Algérie, laissant derrière eux leurs biens et leur terre natale. Enfin, la date du 19 mars est fêtée en Algérie comme un jour de victoire.

C?est pour cela que tous les gouvernements précédents depuis 1962 ont toujours refusé de commémorer cette date officiellement. Une autre date, le 5 décembre fut choisie comme date officielle de commémoration par le Président Chirac. Après avoir obtenu un large consensus de la grande majorité des associations d?anciens combattants et de rapatriés. Cette date n?offensait et ne blessait la mémoire de personne. Depuis 2003, les cérémonies de commémorations se déroulent le 5 décembre, à la satisfaction de toutes les parties concernées.

Pourquoi vouloir imposer une nouvelle date de commémoration tout en affirmant maintenir également les cérémonies du 5 décembre si ce n?est par démagogie électorale !

La Nation ne peut pas et ne doit pas se rassembler ce jour-là. Les commémorations nationales doivent être un jour d?unité pour la Nation et non un jour de division.

Par respect pour la mémoire de toutes ces victimes et de leurs familles, nous ne pouvons accepter de pavoiser nos villes le 19 mars.

Elie Aboud

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Journée de la femme-point de vue de N.PIAT

Journée de la femme-point de vue de N.PIAT



Aujourd'hui, journée de la femme, que puis-je faire de mieux que donner la parole à une amie, Natacha PIAT, professeur de français à Béziers.
 

Aujourd'hui 8 MARS, nous fêtons les femmes, leurs combats, leur ambitions, leur place dans la société et le rôle prépondérant qu'elles jouent dans  la famille.

Notre époque reste sensible à la place qu'elles revendiquent dans la société puisque la parité est devenue le cheval de bataille de bien des institutions et nous sommes loin aujourd'hui d'un discours sectaire féministe. Des associations et regroupements de femmes pour défendre leurs intérêts ou tout simplement les faire exister se multiplient et montrent à quel point le chemin parcouru exige de l'attention, des efforts sans cesse renouvelés et une vigilance à  conserver les acquis obtenus.

Les femmes d'aujourd'hui sont des agents  puissants, intelligents et incontournables dans la vie professionnelle, politique, associative ou locale, et prouvent souvent que la qualité n'est plus affaire de sexe ou de combat féministe.

Malheureusement, il subsiste toujours des disparités et l ?écart qui reste significatif dans la rémunération pour un même travail entre les hommes et les femmes, doit être comblé. La cause en est connue : c?est celle de la distribution traditionnelle des rôles familiaux.

La femme sacrifie sa carrière à sa famille, interrompt son travail pour se consacrer à ses enfants. Ce faisant, elle prend un retard aujourd?hui non compensé en terme d?ancienneté. Sa progression de carrière en est affectée. Le remède ? Certainement pas l?obligation d?un congé parental imposé aux pères tel qu?envisagé par l?actuel gouvernement. Pourrait-on préconiser l?allaitement paternel ? Non !

La solution qui doit être impulsée par une force politique, sociale, dynamique et efficace doit défendre les droits de la femme et de la famille. Elle doit prendre en compte le temps d?absence pour la famille et pour la démographie du pays comme temps de présence professionnelle !

Un député social et respectueux de la famille, tel qu?Elie Aboud qui a toujours manifesté son enthousiasme pour les batailles d?égalité républicaines saura certainement porter un projet de réforme qui prendra en compte ces données fondamentales pour le bien de tous.

Natacha Piat

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Les 4 échecs du Gouvernement

Les 4 échecs du Gouvernement



Depuis son élection, François Hollande a pris 4 engagements fermes devant les Français pour l?année 2013 : une croissance de 0,8%, un déficit budgétaire à 3% du PIB, une inversion de la courbe du chômage avant la fin de l?année, plus de hausses d?impôts pour le reste du quinquennat.

Au Salon de l?agriculture, le 23 février, sous la pression des prévisions de la Cour des Comptes et de la Commission européenne, il a dû admettre qu?aucun de ses objectifs ne serait tenu. La crédibilité de sa parole est largement affectée, peut-on encore lui faire confiance ?

1/ L?engagement de 0,8% de croissance pour 2013

François Hollande avait promis: « J?ai demandé au gouvernement d?établir le budget 2013 en fonction d?une prévision réaliste de croissance, qui sera donc inférieure à 1%, sans doute 0,8 » (TF1, 9 septembre 2012).

Il a échoué, en effet pour 2013, la Commission européenne prévoit 0,1% de croissance dans notre pays.

2/ L?engagement de 3% de déficit en 2013

François Hollande avait promis : « Je confirme l?engagement pris par la France de ramener le déficit public à 3% en 2013. » (devant la Cour des Comptes, 7 septembre 2012).

Il a échoué, en effet pour 2013, la Commission européenne prévoit un déficit budgétaire à 3,7%.

3/ L?engagement de ne plus augmenter les impôts après 2013

François Hollande avait promis (par la bouche deson ministre du budget) :« Je ne fais que reprendre les propos du Président de la République: désormais, c'est la stabilité fiscale qui est la politique du gouvernement pour la mandature. » (Jérôme Cahuzac, Europe 1, 6 janvier)

Il a échoué : « C?est subsidiairement par des prélèvements supplémentaires que nous devrons atteindre nos objectifs » (Salon de l?agriculture, 23 février). Le taux de prélèvements obligatoires atteint un niveau historiquement haut à 46,3% en 2013 contre 44,9% fin 2012. Comme si cela ne suffisait pas à François Hollande, les impôts vont encore augmenter : Jérôme Cahuzac a expliqué qu'il allait falloir trouver « 6 milliards d'euros de recettes supplémentaires » (Europe 1, le 25 février).

4/ L?engagement d?inverser la courbe du chômage en 2013

François Hollande a dit : « Nous devons inverser la courbe du chômage d?ici 1 an» (TF1, 9septembre 2012). «Ma volonté, c'est qu'à la fin de l'année 2013, il y ait une inversion des courbes. Le chômage régressera» (Europe 1, 21 décembre 2012).

Il a échoué car l?augmentation aveugle des impôts et la stigmatisation des entrepreneurs a mis à l?arrêt notre économie : il y a en moyenne 1000 chômeurs de plus par jour depuis l?élection de François Hollande. Pour 2013, la Commission européenne prévoit un taux de chômage de 10,7%, et de 11% pour 2014. La France va ainsi dépasser le dramatique record du plus grand nombre de chômeurs (plus de 3,2 millions) qui datait de 1997.

Voila les 4 tristes vérités pour notre pays.

Elie Aboud

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Projet de loi sur les élections locales

Projet de loi sur les élections locales



1°)La situation de notre pays se dégrade à tous les niveaux :

  • la délinquance a explosé

  • l?économie est à l?arrêt

  • l?influence internationale de la France décline.

2°)Pour masquer ses échecs, François Hollande a choisi la politique de la diversion: ses ministres multiplient les propositions polémiques qui divisent les Français.

3°) Au-delà de la volonté de détourner l?attention de l?opinion, le texte de loi sur les élections locales a aussi un but évident : changer les règles des scrutins afin de favoriser la gauche. Le gouvernement anticipe en effet des élections intermédiaires difficiles au vu du très fort mécontentement des Français, et il veut «limiter la casse » par tous les moyens.

4°) Ce projet de loi est un man?uvre cynique et choquante, guidée par les seuls intérêts de la gauche :

  • le projet de loi abroge le conseiller territorial

  • la loi instaure un scrutin binominal paritaire pour les départements. Les cantons seront donc totalement redécoupés et considérablement agrandis. Cela risque de casser le lien de proximité entre les conseillers généraux élus et leur territoire. Surtout, la représentation des cantons ruraux et de leurs habitants s?affaiblira inéluctablement. Cette réforme risque d?aboutir à des campagnes, plutôt favorables à la droite, sous-représentées, et des villes, plutôt favorables à la gauche, surreprésentées. Quant à l?argument de la parité comme justification de cette réforme, il est ici dévoyé ! C?est la députée PS de la Vienne, Catherine Coutelle, Présidente de la délégation aux droits des femmes de l?Assemblée nationale, qui l?a déclaré elle-même dans La Nouvelle République, le 10 décembre 2012 : « C?est une solution qui me choque énormément et qui me heurte profondément. Le message que je reçois en tant que femme politique, c'est : " Vous n'êtes pas capable d'y arriver toute seule donc il faut faire des couples ! " C'est stupéfiant ! Je trouve même cela humiliant et je le vis comme un mépris : " On vous offre la parité, alors taisez-vous ! Et en plus vous n'êtes jamais contentes ! " La parité oui, mais pas à ce prix-là... C'est un dévoiement de la parité. Je n'ai pas envie, si je devais me présenter au conseil général, d'aller chercher un homme pour le faire.»

  • Le projet abaisse le seuil de 12,5% à 10%, dès les prochaines cantonales, pour le maintien au second tour. Cela risque de favoriser la multiplication des triangulaires, pour la plupart du temps au profit du PS et du FN, et au détriment de la droite ! Exactement dans la même logique, le projet de loi prévoit d?abaisser le seuil de la proportionnelle à 500 habitants pour les municipales...

Monsieur le Président : « assez de bricolage », vous n'êtes plus un membre du P.S mais le président de notre République !

Elie Aboud

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NON À LA FISCALISATION DES ALLOCATIONS FAMILIALES

NON À LA FISCALISATION DES ALLOCATIONS FAMILIALES



1°) Réduire nos déficits est une ardente obligation. C?est une question de souveraineté, d?efficacité des politiques publiques, de survie économique. Il est heureux que la gauche prenne enfin conscience de l?urgence du problème de la dette.

2°) Pour réduire les déficits il y a trois moyens: augmenter les impôts, baisser les dépenses, créer de l?activité. Le problème est que la gauche a privilégié quasi exclusivement (à 75% selon la Cour des Comptes) les hausses d?impôts. En 9 mois, François Hollande a augmenté les prélèvements obligatoires de plus de 33 milliards €.

3°) Alors, en catastrophe, le gouvernement bricole des expédients pour tenter de limiter la casse financière qui se profile. Il voudrait ainsi fiscaliser les allocations familiales. C?est contraire à l?engagement de François Hollande auprès de l?UNAF (Union Nationale des Associations Familiales)en mars 2012 «je considère que les allocations familiales n?ont pas à être imposées. ».

Pour 3 raisons je suis opposé :

  • Fiscaliser les allocations familiales, c?est augmenter les impôts alors même que la Cour des comptes demande de stabiliser les prélèvements obligatoires et de baisser la dépense publique.

  • Fiscaliser les allocations familiales, c?est encore et toujours ponctionner les classes moyennes. Ce sont d?abord 5 millions de familles qui seront inévitablement frappées si on veut que cette fiscalisation produise du « rendement ». Selon leurs revenus, ces familles pourraient perdre entre 142 et 656 euros par an.

  • Fiscaliser les allocations familiales, c?est fragiliser notre politique de la famille, qui est pourtant enviée dans toute l?Europe pour son efficacité, notamment en Allemagne. Après avoir raboté le quotient familial, François Hollande veut toucher aux allocations familiales, ce n?est pas responsable. La France est le pays d?Europe où la natalité est la plus forte, elle est liée à une politique familiale généreuse. Son but est de lever, autant que possible, les freins matériels qui empêchent les familles d?avoir le nombre d?enfants qu?elles souhaitent. C?est là l?essence de notre politique familiale : universelle (les allocations familiales ne sont pas versées sous conditions de ressources) et horizontale (ceux qui n?ont pas d?enfant payent pour ceux qui en ont). 

4°) La maîtrise de nos déficits passe par la réduction de la dépense publique et par une politique de compétitivité au service de l?emploi. Notre économie ne pourrait supporter des nouvelles augmentations d?impôts. Les familles ne doivent pas payer la facture de la mauvaise gestion de François Hollande.

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Mon parcours

- Conseiller municipal à Béziers depuis 1995

- Député de 2007 à 2012

- Député depuis 2012

- Conseiller communautaire à la Communauté d'Agglomération Béziers Méditerranée depuis 2007








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