Près de 100 000 € pour la vidéo-protection dans 5 communes de la 6e circonscription
Lundi 2 août 2010
Elie ABOUD avait saisi dès 2009, Michèle ALLIOT MARIE, alors Ministre de l’Intérieur, sur la nécessité d’aider les communes à financer l’installation de systèmes de vidéo-protection pour mieux lutter contre les dégradations, les incivilités, bref la petite délinquance qui nuit au quotidien à la tranquillité de tous. Il avait renouvelé sa demande auprès de Brice HORTEFEUX, dès son arrivée au Ministère de l’Intérieur. Le député a été entendu et exaucé. Sur 15 communes de l’Hérault qui bénéficient d’une aide financière de l’Etat, 5 sont situées dans sa circonscription : Béziers (10 500 €), Boujan-sur-Libron (15 000 €), Colombiers (35 000 €), Portiragnes (8 000 €) et Villeneuve-les-Béziers (54 000 €), soit un total de près de 100 000 € répartis selon l’importance des projets municipaux subventionnés à hauteur de 30 % du total de chacun.
Elie ABOUD se dit « très heureux de cette bonne nouvelle » et du montant de la dotation gouvernementale pour sa circonscription. « La vidéo-protection est une priorité affichée du Gouvernement qui y consacrera 20 millions d’euros en 2010 soit deux fois plus qu’en 2009 ».
Et le parlementaire biterrois de s’en réjouir, ainsi que de la récente circulaire en date du 22/07 de Brice HORTEFEUX aux Préfets, qui leur demande très clairement de rendre rapidement un rapport sur la gestion des maires de villes de plus de 10 000 habitants, en matière de lutte contre l’insécurité. Les maires ont en effet désormais des pouvoirs accrus dans le domaine de la responsabilisation des parents de jeunes délinquants. De même, les maires refusant d’équiper leur commune de caméras de vidéo-surveillance –souvent pour des raisons idéologiques – seront pointés du doigt.
Réunion extraordinaire concernant la vidéo-protection et préalable aux fêtes de Portiragnes
Mardi 27 juillet 2010
Il y a un an, Elie ABOUD avait sollicité auprès de Michèle ALLIOT-MARIE, alors Ministre de l'Intérieur, une aide financière de l'Etat pour installer des caméras de vidéo-protection dans plusieurs communes de sa circonscription dont Portiragnes, une ville qui subit comme partout des incivilités et dégradations. Après une ultime sollicitation auprès de Brice HORTEFEUX et des démarches conjointes du député et du sous-préfet Philippe CHOPIN, la bonne nouvelle est arrivée il y a quelques jours et la remise officielle de la lettre du Ministre annonçant la subvention de 8 000 euros s'est faite mardi 27 juillet entre les mains du maire Claude EXPOSITO. Ce sont donc désormais cinq communes de la circonscription d'Elie ABOUD qui bénéficient en 2010 de 110 000 euros de crédits du Ministère de l'Intérieur pour s'équiper de vidéo-protection: Béziers, Portiragnes, Villeneuve-lès-Béziers, Boujan sur Libron, et Colombiers.
La sécurité, sujet dont il a été fait état durant la réunion, a été aussi au centre du débat concernant les préparatifs de la fête votive de Portiragnes qui se tiendra du 6 au 9 août 2010. En effet, les événements tragiques de Sérignan dans lesquels a été impliqué un jeune Portiragnais, ont eu pour conséquence d'inscrire la fête locale dans un cadre fait d'inquiétudes et de doutes. Les élus présents ont donc tenu, avec les différents représentants des forces de l'ordre et les associations, à organiser encore plus sévèrement les festivités. Le sous-préfet Philippe CHOPIN a demandé à ce que soient encadrées les ventes d'alcool, tandis que le député Elie ABOUD a voulu s'assurer de la présence d'un dispositif de sécurité efficace lors des différentes soirées.
Le prodige biterrois au ministère de l'Education nationale
Jeudi 15 juillet 2010
Le prodige biterrois, Jean-Gabriel VIDAL, 18 ans a été reçu au ministère de l'Education Nationale jeudi 15 juillet grâce à son 20,36 de moyenne au baccalauréat scientifique. Les dix sept autres bacheliers qui ont franchi eux aussi dans toute la France la barre des 20 sur 20 ont eu droit à un discours de Luc CHATEL, ministre de l'Education nationale et à la remise d'une médaille personnelle à chacun.
Jean-Gabriel a le choix entre une prépa HEC au lycée Louis Le Grand et Sciences Po Paris. Il a effectué un stage dans le cabinet parlementaire du député Elie ABOUD à Béziers afin de toucher de près au monde de politique.
Les Biterrois avec Elie ABOUD au meeting de Jean-François COPE à Maussane les Alpilles
Dimanche 11 juillet 2010
Elie ABOUD, accompagné d'une cinquantaine de militants, s'est rendu dimanche à Maussane les Alpilles où se tenait le meeting du club Génération France conduit par le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean François COPE. La rencontre, qui a réuni une soixantaine de parlementaires et près de deux mille sympathisants, a donné le coup d'envoi à la préparation du projet présidentiel pour 2012. Les militants ainsi que le député Elie ABOUD lui-même, arboraient un tee-shirt mettant en évidence le soutien des « amis d'Elie ABOUD » à « Génération Copé 2017 ». C'est dans une atmosphère joyeuse que la foule a écouté avec attention les intervenants: Bernard REYNES, député maire de Châteaurenard, Renaud MUSELIER, député des Bouches-du-Rhône et Jean-Claude GAUDIN, sénateur maire de Marseille. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a déclaré que "les Français attendaient un discours de vérité" et a insisté sur le courage dont chacun et chacune devraient se prémunir pour affronter une situation future qui, pour la France - et plus avant l'Europe - « génère de la peur ». Le meeting s'est clôturé par un grand repas auquel ont pris part l'ensemble des personnes présentes, tout cela sur un fond de danse et de musique hispanique. La veille samedi 10 juillet, Elie ABOUD avait participé à la réunion à huis-clos des députés UMP avec leur président, qui les avait exhortés au courage et à l'union par dessus tout. « Nous devons jouer collectif », a martelé Jean-François COPE.
Inauguration à Béziers du raccordement A9-A75 en présence de Dominique BUSSEREAU
Lundi 5 juillet 2010
Après une attente longue de trente mois, la jonction entre les autoroutes A9 et A75 a été inaugurée à Béziers le lundi 5 juillet par le Secrétaire d'Etat chargé des Transports Dominique BUSSEREAU en compagnie du député Elie ABOUD et du sénateur maire de Béziers, Raymond COUDERC. Ce raccord entre deux des « plus belles autoroutes de la France », rendu possible par un investissement de 300 millions d'euros, permet de relier désormais gratuitement le Massif central à la Méditerranée. Elie ABOUD s'est félicité de la transformation progressive de la région de Béziers en un carrefour du sud de la France via les transports aériens avec l'aéroport de Béziers-Cap d'Agde, la création prochaine d'une gare TGV, et donc, la jonction des deux autoroutes. Selon les mots du député, Béziers dispose maintenant d'un « véritable triangle d'or».
Des Jeunes Dirigeants d'Entreprise de Béziers à l'Assemblée nationale
Mardi 29 et mercredi 30 juin 2010
Plusieurs représentants du Centre des Jeunes Dirigeants de Béziers ont été reçus à l'Assemblée nationale par Elie ABOUD.
Mardi 29 juin, un groupe d'une dizaine d'entrepreneurs du Biterrois, emmenés par leur Président, Jérôme MONTANE, directeur de CEMEX Bétons, a visité le Palais Bourbon et l'Hôtel de Lassay. Puis après le déjeuner offert dans un restaurant du quartier, ils ont assisté avec interêt à la séance des Questions au Gouvernement dans l'hémicycle.
Hémicycle où le matin même, ils avaient pris en photo leur mascotte, un lapin sur le perchoir du Président ACCOYER pour un concours national de photos insolites.
Gageons qu'ils vont gagner !
Mercredi 30 juin, c'est un seconde groupe qui a bénéficié d'un programme sensiblement similaire. Marc AUFORT, expert comptable à Boujan-sur-Libron accompagné de consoeurs a parcouru les principales salles du Palais Bourbon, sans oublier le passage obligé dans l'hémicycle puis à 15h, la fameuse séance des Questions où l'on peut voir de près députés et ministres.
Défricher les enjeux prioritaires pour notre pays et préparer ainsi les prochaines élections nationales de 2012, tel est le but du Club « Génération France » de Jean François COPE, qui aborde sans langue de bois, les sujets qui « font mal » : la dette publique lors du forum du 6 avril dernier ou le rapport que les Français ont avec le travail, un dossier brûlant qui a rassemblé plus de 300 personnes lundi 28 juin à l’Assemblée nationale.
Sur le thème « Comment travailler mieux pour gagner plus ensemble », les divers intervenants encadrant J.F. COPE à la tribune de la salle V. Hugo, qu’ils s’agissent de cadres, de dirigeants, de fonctionnaires ou de syndicalistes, ont tous fait le même constat : il faut valoriser le travail en France, changer les mentalités, supprimer les rigidités administratives, faire plus confiance aux seniors, baisser le coût du travail et des charges, bref redonner à notre pays le goût d’entreprendre et cesser d’opposer développement des entreprises et bonnes conditions de travail des salariés.
Un des grands témoins du débat, l’Allemand Erik BERNARD, a relaté l’expérience de son pays où la crise financière a imposé des mesures drastiques sur l’âge de départ en retraite à 67 ans ou la baisse des indemnités de chômage pour inciter à la reprise d’un emploi. Il a donné en exemple les syndicats allemands qui sont dans la concertation alors que « les syndicats français font trop de politique ».
Elie ABOUD retenu par un Conseil municipal à Béziers était représenté à ce forum instructif par la Directrice de son cabinet parlementaire, Elizabeth GRANERIS.
Et le mot de la fin est revenu à Jean François COPE avec cette formule à méditer : « Un pays ne peut se développer qu’en s’adaptant aux contraintes à venir… »
L'ISH d'Elie ABOUD défendu par quatre fédérations hospitalières
Mardi 22 juin 2010
La proposition de loi du député Elie ABOUD visant à la création d'un indice de santé hospitalier (ISH) a été défendue par les présidents de quatre fédérations hospitalières réunies en conférence de presse à l'Assemblée nationale mardi 22 juin. Les représentants de la Fédération de l'hospitalisation privée, de la Fédération hospitalière de France, de la FHP-MCO (médecine-chirurgie-obstétrique) et de la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne, ont estimé utile que l'évolution des charges des établissements de santé publics et privés soit mesurée à l'aide d'un indice déterminé par une institution publique et prenant en compte l'ensemble des charges du personnel et des autres charges des établissements. Elie ABOUD s'est quant à lui félicité du succès de sa proposition, qui a déjà recueilli les cosignatures de 60 députés, ce qui « prouve qu'il y a une réelle attente » sur ce sujet.
La Proposition de Loi d'Elie ABOUD, enregistrée au bureau de l'Assemblée nationale le 27 novembre 2009, a été renvoyée pour examen à la commission des affaires sociales.
Gauthier GRASSET, 11 ans élu député junior par sa classe de l’école Jules Ferry de Sérignan, se souviendra de cette riche semaine de sa jeune existence… En effet, après avoir passé la journée du 1er juinà l’Assemblée nationale, invité par le député Elie ABOUD avec toute sa classe de CM1-CM2 et son enseignante Sandra BARET, il était à nouveau au Palais Bourbon, samedi 5 juin pour la cérémonie officielle du « Parlement des enfants ». Ses parents et son jeune frère avaient aussi fait le voyage à Paris pour ce week-end exceptionnel. Ces derniers purent visiter eux aussi les plus belles salles de l’Assemblée nationale et son hémicycle, sous la conduite de la Directrice de Cabinet du député, Elizabeth GRANERIS, pendant que Gauthier, en bon parlementaire, participait aux travaux de sa commission pour examiner une des trois propositions de lois qui seraient votées en séance l’après-midi. Dans l’enceinte du Palais Bourbon, les 576 autres députés juniors faisaient de même avec beaucoup de sérieux, avant que ne sonne l’heure de la « garden-party » dans le parc de l’Hôtel de Lassay, résidence du Président B. ACCOYER. Les buffets enthousiasmèrent parents et enfants, surtout ceux proposant barbe à papa, crêpes ou glaces… En cette journée mondiale de l’Environnement, l’invité vedette fut Yann ARTHUS-BERTRAND, venu sensibiliser les jeunes générations à la protection de notre planète. Puis à 14 h 30, les 577 députés juniors prirent sagement le chemin de l’hémicycle pour aller débattre, puis voter la proposition de loi présentée par l’école d’Angoulins en Charente Maritime visant à établir de nouvelles règles de sécurité dans les villages côtiers pour préparer les citoyens aux risques de submersion… Dans le contexte des récentes catastrophes de Vendée, ce texte plein de bon sens a recueilli 352 voix sur 577, dont celle de notre député junior Gauthier, très concerné par le problème des inondations qui peuvent aussi toucher notre région.
Visite du Collège Paul Riquet de Béziers à l'Assemblée Nationale
Mercredi 02 juin 2010
Douze élèves délégués des classes de 3e du collège Paul Riquet de Béziers, ont visité, à l’invitation du député Elie ABOUD, l’Assemblée Nationale, mercredi 2 juin. Accompagnés par le Principal Bruno MOUILLAUD, la Conseillère principale d’éducation, Sandrine RODRIGUEZ et Fabrice AGHILON, Surveillant général, les adolescents ont pris le TGV pour arriver au Palais Bourbon dans la matinée et bénéficier de la fameuse visite des lieux, qu’ils n’avaient pu faire en avril précédent en raison d’une grève de la SNCF. Après un intermède fait de galettes bretonnes et autres crêpes au chocolat, les collégiens purent suivre dans l’hémicycle la séance des « Questions au Gouvernement », avant de rejoindre la gare de Lyon pour le retour vers Béziers et la préparation d’une prochaine exposition pour rendre compte de tout ce qu’ils ont appris lors de cette visite.
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Invitation d’une classe de Sérignan à l’Assemblée nationale
Mardi 1er juin 2010
Il y avait grande effervescence en ce mardi à l'aube dans le hall de la gare de Béziers ! Les 24 élèves de CM1-CM2 de l'école Jules FERRY de Sérignan, dont fait partie le député junior Gauthier GRASSER, ainsi que sa suppléante Laurie LOZANO, étaient invités avec leur institutrice Sandra BARET, à un voyage à Paris avec visite de l'Assemblée nationale, par le député Elie ABOUD.
Jacques DUPIN, 1er maire-adjoint, Catherine CIANNI, conseillère municipale de Sérignan et plusieurs parents d'élèves, invités eux-aussi, encadraient la joyeuse troupe qui, sitôt descendue du TGV, investit le Palais Bourbon, très impatiente d'en découvrir tous les mystères. Accueillis par leur député, les Sérignanais purent visiter les salles les plus réputées du Palais, la salle des quatre colonnes où grouillent les journalistes, la galerie des fêtes et ses spectaculaires lustres en cristal de Bohême, la bibliothèque aux plafonds peints par DELACROIX et ses 800 000 ouvrages et bien sûr le très attendu hémicycle, où tous voulurent repérer le siège n°134 attribué à Elie ABOUD. La pause déjeuner dans une crêperie fut elle aussi saluée avec enthousiasme et le parlementaire en profita pour organiser un "quizz" à base d'instruction civique au cours duquel les écoliers rivalisèrent de réponses astucieuses. Puis de retour à l'Assemblée nationale, le groupe des 33 de Sérignan pénétra dans les tribunes de l'hémicycle pour assister à 15h à la fameuse séance des "Questions au gouvernement" où ils purent reconnaître plusieurs ministres. Enfin à 17h après un passage "shopping" à la boutique de l'Assemblée, sonna l'heure du départ avec beaucoup de regrets. Les enfants et leurs accompagnateurs n'oublièrent pas de remercier Elie ABOUD de leur avoir offert cette journée qualifiée d'"inoubliable", "la plus belle de ma vie", se risqua même une jeune écolière...
Elie ABOUD, chargé d’une mission nationale en faveur d’échanges France-Chine
Mardi 25 mai 2010
Sept parlementaires ont été désignés par Patrick DEVEDJIAN, Ministre de la relance, pour animer des échanges dans le domaine du vin entre la France et la Chine. But clairement affiché : vendre du vin français aux Chinois, avec un marché en plein développement dans une Chine qui s’occidentalise à grande vitesse. Parmi ces députés, Elie ABOUD a été chargé de réfléchir comment accroître les achats de vin du Languedoc Roussillon depuis Pékin ou Shangaï, où vont s’ouvrir deux centres viti-vinicoles.
Le Gouvernement à travers ces sept parlementaires en mission, espère vivement toucher la classe moyenne chinoise, qui consomme de plus en plus : on prévoit une hausse de 66 % des ventes de vin en Chine en 2011 par rapport à 2010. Et Elie ABOUD table sur des prix raisonnables pour nos vins régionaux, de très bonne qualité, mais moins chers que les Bordeaux. Le député a déjà rencontré mardi 25 mai à l’Assemblée nationale, M. Ya DING, Président de l’Association pour le développement des échanges France-Chine.
Question orale sur le financement des Missions Locales d’Insertion en Languedoc-Roussillon
Mardi 11 mai 2010
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Elie ABOUD a interrogé la Secrétaire d'Etat Anne-Marie IDRAC, en charge du commerce extérieur, mardi 11 mai en séance des Questions Orales sans débat, sur le devenir des Missions Locales d'Insertion, qui, en raison de l'attribution de subventions européennes insuffisantes, se trouvent en grandes difficultés financières pour faire face à leurs engagements en faveur de l'emploi. C'est le cas de la MLI du Biterrois qui ne perçoit que 80 000 €uros en 2010, contre 110 000 en 2009.
La Secrétaire d'Etat a rassuré le député en confirmant qu'une somme complémentaire d'un million d'€uros allait être versée pour réparer cette erreur.
Mme la présidente:La parole est à M. Élie Aboud, pour exposer sa question, n° 1052, relative au financement des missions locales d’insertion en Languedoc-Roussillon.
M. Élie Aboud:Madame la secrétaire d’État chargée du commerce extérieur, je souhaite appeler votre attention sur la situation relative aux financements des missions locales d’insertion. En effet, pour l’exercice 2010, vous savez comme moi que les crédits du fonds social européen versés en 2009 aux MLI ne l’ont pas été pour le Languedoc-Roussillon. Or, ceux-ci s’élèvent au niveau national à 23 millions d’euros. La région Languedoc-Roussillon aurait dû recevoir sur cette somme 1,6 million d’euros. Certes, une compensation a été allouée dans le cadre du plan de relance. Mais le problème majeur est que dans ces circonstances, les financements des missions locales du Languedoc-Roussillon ne sont plus pérennisés et sécurisés par la transformation des financements FSE en crédits d’État.
Vous connaissez, madame la secrétaire d’État, les efforts considérables réalisés ces dernières années par les missions locales du Languedoc-Roussillon. En 2009, elles sont au premier rang national en matière de contrats d’accompagnement dans l’emploi et de contrats initiative emploi.
En fait, si l’on déduit les l,6 million d’euros des 2,157 millions d’euros affectés dans le cadre du plan de relance, nous voyons bien que ceux-ci ne compenseront pas la perte de financement de manière durable.
Ainsi, la MLI du Biterrois a été dotée de 80 000 euros, alors qu’elle avait perçu 110 000 euros en 2009. Dans ces conditions, je vous demande de bien vouloir prendre des engagements afin d’assurer la pérennité des financements de la MLI biterroise.
Mme la présidente:La parole est à Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État chargée du commerce extérieur.
Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État chargée du commerce extérieur:Monsieur Aboud, les modalités d’engagement des crédits du FSE au titre de l’activité des missions locales présentaient un certain nombre de risques, soulignés par les audits des instances nationales et communautaires, notamment parce que le FSE n’a pas vocation à prendre en charge les dépenses de fonctionnement.
C’est pourquoi Mme la ministre de l’économie avait demandé à M. Laurent Wauquiez de mettre un terme à cette situation, au moment où le Gouvernement renforce, dans le cadre du plan de relance, les moyens des missions locales et du CIVIS. À ce titre, des crédits d’État ont remplacé le FSE là où celui-ci contribuait notamment au financement du fonctionnement des missions locales. Cet effort représente 23 millions d’euros, qui s’ajoutent ainsi en 2010 au plan de relance, soit 51 millions d’euros. Il garantit la pérennité des financements des missions locales.
Or, dans votre région, une situation un peu particulière s’est produite. À partir de la transmission qui avait été faite dans le cadre du recensement établi par les services, la mobilisation du FSE avait été estimée a priori conforme aux règles de gestion du fonds. Donc il n’y avait pas besoin des crédits d’État. Toutefois, après une nouvelle expertise faite par les services, une erreur d’appréciation a été constatée dans la notification des crédits de fonctionnement. Aussi, je vous confirme qu’un montant complémentaire de 1 million d’euros sera alloué en 2010 pour réparer cette erreur. Bien entendu, la pérennisation en 2011 de ces crédits sera traitée dans le cadre du dialogue de gestion du mois d’octobre prochain.
Mais je tiens à souligner qu’il est important que les missions du Languedoc-Roussillon continuent de solliciter des crédits FSE, comme elles savent le faire, afin de mener à bien les actions d’accompagnement à destination des jeunes, en excluant les dépenses de fonctionnement, pour ne pas retomber dans les erreurs passées.
Mme la présidente:La parole est à M. Élie Aboud.
M. Elie Aboud:Madame la secrétaire d’État, je suis ravi d’apprendre qu’un effort supplémentaire sera fait en 2010 et que la pérennité du fonctionnement sera assurée pour 2011 pour un secteur très sensible dans une période extrêmement difficile.
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Roselyne BACHELOT invitée par Elie ABOUD à Béziers
Lundi 26 avril 2010
Elie ABOUD est un député très impliqué dans le domaine de la santé, il s'investit beaucoup dans la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale et a été particulièrement actif et présent, parfois jour et nuit, lors du vote de la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires », avec deux thèmes de prédilection la télémédecine et la défense du vin. Pour toutes ces raisons, la Ministre de la santé Roselyne BACHELOT lui avait promis de venir dans le Biterrois. Ce fut chose faite lundi 26 avril avec un programme chargé de découverte de nos établissements de santé et de rencontres avec les médecins et le personnel soignant.
Visite de la clinique CAUSSE à Colombiers
La matinée a débuté avec la visite d'une des cliniques les plus compétitives au monde en matière d'otologie (pathologies de l'oreille), la clinique CAUSSE à Colombiers. Accueillie par le PDG Roger AUTHIE, entouré du corps médical, Roselyne BACHELOT a assisté à une visio-conférence internationale inédite, grâce au principe LION (Interconnectivité globale en ORL) mis en place par le spécialiste de la clinique le Docteur Robert VINCENT. Ce système de communication regroupe 5000 médecins ORL sur les cinq continents et leur permet de dialoguer et de se former à l'aide d'un équipement audio-vidéo HD installé dans des salles de conférence et des blocs opératoires. Formation des chirurgiens ou internes pour des opérations en direct ou diffusion aussi en direct de cours ou de congrès, ce procédé précurseur a vivement séduit la Ministre qui a pu s'entretenir avec des médecins d'Afrique du Sud, d'Allemagne ou des Pays Bas. Roselyne BACHELOT a précisé que dans le « Plan Hôpital 2012 », 15% des crédits d'Etat seraient consacrés au développement de la télémédecine.
Visite de la clinique Saint-Privat à Boujan-sur-Libron
La polyclinique Saint-Privat créée en 1954 par les Docteurs BRINGER et DAUDE et regroupée depuis 2007 sur le site moderne de Boujan, est un autre fleuron de l'hospitalisation privée biterroise. A son arrivée, accueillie par Elizabeth BRINGER-MATTEI PDG et Nicolas DAUDE, Directeur Général, ainsi que Céleste BRINGER le créateur, Roselyne BACHELOT a dévoilé une plaque à l'entrée de l'établissement, parrainant ainsi l'extension programmée de la clinique, avec 28 lits supplémentaires, dont certains destinés aux soins palliatifs, une des spécialités de Saint-Privat. La Ministre a rappelé que c'était aussi une des trois priorités du Président de la République avec la lutte contre le cancer et la maladie d'Alzheimer. Le maire de Boujan, Philippe ROUGEOT a souhaité la bienvenue à Roselyne BACHELOT dans sa commune en la remerciant, sans oublier dans ses remerciements le député Elie ABOUD, de son action efficace en faveur de la défense du vin, lorsqu'il est consommé modérément.
Après la visite des services de chimiothérapie et de soins palliatifs où elle a pu s'entretenir avec les médecins et le personnel, la Ministre a découvert le très performant service des urgences, qui accueille 20 000 patients par an.
Troisième étape dans le Biterrois, consacrée à l'hôpital public avec l'accueil au Centre Hospitalier de Béziers où l'attendaient la Directrice Marie-Agnès ULRICH et le sénateur-maire, président du conseil d'administration. Près de 45 minutes furent consacrées à une réunion d'échange avec les membres du conseil et les cadres dirigeants de l'établissement, sans oublier une rencontre avec les représentants syndicaux des salariés. Puis Roselyne BACHELOT visita le service de chirurgie ambulatoire dirigé par le Docteur CAMOUS avant de terminer par une conférence de presse.
La Ministre n'a jamais manqué de rappeler tout au long de ses rencontres que « ce sont les hommes et les femmes qui font vivre toutes les structures sanitaires ». Elle a vivement remercié Elie ABOUD de lui avoir permis d'approcher concrètement sur le terrain trois excellents établissements, correspondant tout à fait à la politique nationale mise en place dans le sens d'une meilleure qualité des soins.
Onze élus de Lignan-sur-orb dont le maire, Alain SENEGAS, accompagnés par la secrétaire générale de la mairie, Claire ROUQUETTE, ont été invités à l'Assemblée nationale par leur député Elie ABOUD.
Le programme de cette journée du 24 février a été de l'avis de tous « sympathique et instructif »: visite guidée du Palais Bourbon, réunion de travail dans une salle réservée spécialement, déjeuner puis séance des « Questions au Gouvernement » dans l'hémicycle.
Réaction d'Elie ABOUD à une Proposition de Loi algérienne
Mardi 9 février 2010
Ayant appris que 125 députés algériens avaient déposé une Proposition de Loi pour "criminaliser le colonialisme français", Elie ABOUD, en tant que Président du Groupe d'Etudes Parlementaire sur les Rapatriés, n'a pas manqué de réagir vivement par un communiqué que vous pouvez lire ci-dessous:
" En proposant d'adopter une loi criminalisant le colonialisme français, 125 parlementaires algériens font feu de tout bois pour détourner l'attention de leur opinion publique devant les difficultés.
En cela, ils font une triple démonstration :
1-Il y a aujourd'hui en Algérie des gens qui ne veulent pas être des artisans de paix, ce qui explique la lenteur du rapprochement entre les deux pays.
2-Ils insultent tous ceux qui oeuvrent pour que la paix anime l'avenir de nos deux peuples.
3-Ils n'ont que mépris pour les souffrances de tant des nôtres (rapatriés, harkis, etc..) qui ont tout donné à ce pays et ont été si peu épargnés à l'occasion de ce conflit.
Je n'ose imaginer que cette saillie inqualifiable soit le fait d'une commande de la présidence algérienne, en réponse tardive au débat français sur la colonisation. Si tel était le cas, ses auteurs seraient loin d'en sortir grandis."
Le « député junior » est de Sérignan
Vendredi 5 février 2010
Il s’appelle Gauthier GRASSET, a dix ans, est élève en CM2 à l’école Paul BERT de Sérignan. C’est lui qui s’assiera samedi 5 juin prochain à la place n° 134 dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, celle d’Elie ABOUD, le « vrai député ». En effet, chaque année, depuis 16 ans, se déroule l’opération « Parlement des enfants » ; 577 classes de la France entière sont choisies par leur Inspection d’académie sur la base d’un dossier de motivation envoyé à l’automne. Et chaque classe élit un ou une député pour la représenter et un suppléant. La suppléante de Gauthier s’appelle Laurie LOZANO. Désormais toute la classe encadrée par l’enseignante, Sandra BARET, doit travailler sur une proposition de loi, qui sera susceptible d’être votée « en vrai » dans l’hémicycle le 5 juin. Les écoliers de Mme BARET veulent proposer l’organisation dans toutes les écoles françaises d’une journée de nettoyage de la nature. Pour aider les enfants à élaborer ce texte et pour leur expliquer en direct le rôle d’un parlementaire, Elie ABOUD est venu à l’école P. BERT, vendredi 5 février après midi. Pendant 1 h 30, le député s’est prêté de très bonne grâce au jeu des questions-réponses. Puis, avant de partir, il a dédicacé pour chaque écolier un exemplaire de l’ouvrage qu’il leur a offert « Ma vie pour un canal » sur la construction du Canal du Midi par Paul RIQUET.
Enfin, cadeau supplémentaire, E. ABOUD a promis aux enfants de les inviter à visiter au printemps l’Assemblée nationale, en partenariat avec la mairie de Sérignan, une proposition qui a fait l’unanimité.
Plusieurs membres du Bureau de la FNACA (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie) de Béziers se sont rendus à l’Assemblée Nationale, mercredi 3 février, à l’invitation de leur député, Elie ABOUD.
Au programme de cette douzaine de participants, visite du Palais Bourbon et de l’Hôtel de Lassay, résidence du Président ACCOYER, déjeuner dans un salon de la Questure, puis séance des questions au Gouvernement dans les tribunes de l’Hémicycle.
La FNACA de Béziers est présidée depuis 42 ans par Denis LAMARTINE.
Question d’Elie ABOUD au Gouvernement sur la Fondation pour la Mémoire de la Guerre d’Algérie
Mardi 2 février 2010
Lors de la séance des questions au Gouvernement du 2 février, Elie ABOUD a interrogé Hubert FALCO, Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, sur la création d’une Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie telle qu’elle était prévue par la loi du 23 février 2005.
Cette Fondation devrait être conçue sur le modèle des grandes Fondations de mémoire existant pour la seconde guerre mondiale.
Le Député de l’Hérault souhaitait connaître les futurs statuts de cette Fondation, la manière dont elle sera dirigée, le rôle des Associations d’Anciens combattants en son sein et enfin l’aide financière apportée par l’Etat à ce projet.
Elie ABOUD a conclu son intervention en soulignant que les Harkis « contrairement à ce qu’a dit un grossier personnage » ne sont certainement pas des « sous-hommes », rappelant ainsi les propos infamants du Président de la Région Languedoc Roussillon il y a quelques mois.
L’intervention d’Elie ABOUD a été fortement applaudie par ses collègues députés.
Dans sa réponse, le Secrétaire d’Etat a rassuré le parlementaire en indiquant que le Gouvernement de François FILLON était en train de mettre en œuvre la loi de 2005.
Le Ministre a dit qu’il ne s’agissait surtout pas d’un instrument politique ou partisan et que l’Etat financerait la Fondation pour la Mémoire de la Guerre d’Algérie à hauteur de 7 millions d’€uros.
La question d'Elie ABOUD et la réponse d'Hubert FALCO:
M. le président.La parole est à M. Élie Aboud, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.
M. Élie Aboud. Ma question s’adresse à M. le secrétaire d’État à la défense et aux anciens combattants. J’y associe tous mes collègues parlementaires membres du groupe d’études sur les rapatriés.
Monsieur le secrétaire d’État, la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la nation en faveur des rapatriés prévoyait, dans son article 3, la création d’une fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de la Tunisie. Cette initiative a été conçue sur le modèle des grandes fondations de mémoire qui existent pour la Seconde Guerre mondiale.
La guerre d’Algérie demeure aujourd’hui au cœur du devoir de mémoire de notre pays, qui doit être pris en compte dans sa globalité, dans sa richesse, dans sa diversité, mais aussi dans sa complexité. Cette fondation ne doit être ni politicienne ni partisane et, surtout, elle ne doit être l’otage de personne. Son objet est donc de collecter, d’authentifier et de conserver tous les matériaux relatifs à la mémoire de ce conflit : témoignages, ouvrages, écrits, enregistrements, et documents.
Néanmoins des interrogations demeurent. Quels vont être les statuts de cette fondation ? Quel sera le rôle des associations du monde des anciens combattants ? Qui désignera le conseil d’administration ? Y aura t-il un conseil scientifique ? Enfin, quelle sera la dotation financière versée par 1’État, indispensable à ce projet ?
Croyez-moi, le monde des rapatriés et les harkis l’attendent. Et puisque je parle des harkis, contrairement à ce qu’a dit un grossier personnage, ils ne sont certainement pas des sous-hommes. (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe UMP.)
M. le président.La parole est à M. Hubert Falco, secrétaire d’État à la défense et aux anciens combattants.
M. Hubert Falco,secrétaire d’État à la défense et aux anciens combattants. Monsieur le député, comme vous l’avez dit, la réconciliation de mémoire ne peut passer que par un devoir de vérité et ce devoir de vérité doit être partagé sur tous les bancs de cet hémicycle.
La loi du 23 février 2005 a prévu la création d’une fondation. En 2007, le Président de la République s’était engagé à appliquer cette loi. Le Gouvernement de François Fillon la met en œuvre.
C’est une fondation de mémoire, monsieur le député. Elle n’est pas chargée d’écrire l’histoire de la guerre d’Algérie. Si cette dernière est au cœur du devoir de mémoire, en France, avec la fondation, chacun pourra venir déposer sa part de mémoire. Aujourd’hui, reconnaissons que cette mémoire génère encore une grande part d’ombre.
Cette fondation ne sera pas un instrument politique. Elle ne sera pas partisane. Elle sera présidée par une personnalité indépendante, Claude Bébéar. Elle sera fondée par les trois principales associations d’anciens combattants de France. La part de financement de l’État sera de 7 millions d’euros.
Je pense qu’il est temps de parler librement, dans un devoir de vérité, pour transmettre à nos jeunes l’histoire de cette période. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.)
Question orale sur la situation des viticulteurs
Mardi 26 janvier 2010
Elie ABOUD a interrogé le Ministre de l'Agriculture Bruno LE MAIRE, mardi 26 janvier en séance des Questions Orales sans débat, sur les difficultés des agriculteurs du Languedoc Roussillon. Le député a évoqué les problèmes de concurrence internationale, les charges trop lourdes qui pèsent sur nos producteurs viticoles et la publicité négative que dispensent les lobbyings « anti alcool », faisant l'amalgame entre vin et alcool fort.
Le Ministre a répondu de manière positive et encourageante envers la profession, en particulier en matière de trésorerie et de soutien à l'exportation.
M. le président. La parole est à M. Élie Aboud, pour exposer sa question, n° 894, relative à la situation des viticulteurs dans le Languedoc-Roussillon.
M. Élie Aboud. Je souhaite appeler l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur les profondes inquiétudes de la viticulture en Languedoc-Roussillon. Depuis des années, celle-ci n’a cessé de réaliser des efforts incomparables de nature à améliorer la qualité de sa production. Or aujourd’hui, elle est confrontée à une baisse de l’offre et à une forte érosion de ses marges alors même que les pays du nouveau monde sont en pleine expansion. Au moment où le French Paradox est désormais susceptible d’être admis scientifiquement – toutes les revues scientifiques le prouvent, comme le Journal of the american medical Association ou, et c’est tout à fait nouveau, le New England journal of medicine –, il serait consternant que nous restions les derniers à soutenir notre production et à persister à nier publiquement qu’une consommation modérée de vin est plutôt favorable à la santé. Dans ma profession, on parle de schizophrénie pour définir ce comportement… La très négative communication sur le vin dans notre pays et les charges demeurées trop lourdes affaiblissent un patrimoine viticole pourtant emblématique de notre savoir-faire national. La répartition très désavantageuse de la valeur ajoutée entre les différents acteurs vient accentuer ce phénomène. Dès lors, force est de constater que la prohibition de la production française est un fait tandis que les nouvelles puissances viticoles se renforcent.
L’instauration d’une logique de partenariat devrait prévaloir si nous voulons parvenir à des coûts de production et des prix objectifs et raisonnables, tout en préservant l’image de notre vin.
M. le président. La parole est à M. Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche.
M. Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche. Monsieur Aboud, je veux le dire le plus clairement et le plus sereinement possible : les vins du Languedoc-Roussillon ont un bel avenir devant eux. J’ai reçu les viticulteurs de la région pour en discuter avec eux et je sais que leur situation est terriblement difficile. Néanmoins, le succès de certains cépages atteste de cet avenir : ainsi, le rosé a réussi une belle mutation en parvenant à prendre des parts de marché à l’exportation. Tous les autres vins du Languedoc-Roussillon doivent suivre le même chemin.
À cette fin, comme pour l’agriculture en général – je l’ai dit tout à l’heure –, il faut tout d’abord soutenir la trésorerie des producteurs viticoles et s’assurer qu’ils ont accès aux mesures incluses dans le plan d’urgence annoncé par le Président de la République à Poligny. Je sais qu’ils se heurtent à des blocages du côté des banques. J’ai demandé un rapport précis sur ces points de blocage, qui me sera remis au début du mois prochain ; j’en tirerai toutes les conséquences.
Deuxièmement, l’organisation de la filière est essentielle. Je l’ai dit très clairement aux représentants de la filière viticole du Languedoc-Roussillon : celle-ci ne peut continuer de compter quatre organisations interprofessionnelles alors que, dans le cas des vins du Nouveau Monde, que vous avez cités, notamment ceux du Chili, on ne compte qu’une ou deux interprofessions pour des territoires beaucoup plus vastes. Je souhaite donc que les quatre interprofessions en question se regroupent rapidement en une seule, plus compétitive et plus susceptible de conquérir des parts de marché à l’exportation.
Cette conquête est le troisième élément qui me paraît essentiel : je veux aider les viticulteurs du Languedoc-Roussillon à gagner des parts de marché à l’exportation, car là réside l’avenir de ce vignoble et des viticulteurs eux-mêmes. Nous avons donc créé Cap Export afin de leur permettre de mieux exporter ; nous consacrons une part importante des soutiens de l’Union européenne à la viticulture du Languedoc-Roussillon, afin que celle-ci valorise mieux ses produits à l’étranger ; et je suis prêt à faire encore davantage en ce sens.
En effet, si, je le répète, la filière a un très bel avenir devant elle, celui-ci repose principalement sur l’exportation, ainsi que sur une meilleure organisation et sur la poursuite de la recherche de la qualité, qu’une grande partie de la filière a du reste déjà entreprise.
M. le président. La parole est à M. Élie Aboud.
M. Élie Aboud.Merci pour eux, monsieur le ministre – et pour elles, car de nombreuses vigneronnes sont désormais parties prenantes à ce combat.
Merci également de ce que vous faites pour l’agriculture, au niveau régional, national et européen. J’ai eu l’occasion de remercier aussi Mme Bachelot, lorsque nous avons travaillé sur la loi HPST, de ne pas avoir cédé au lobbying de ceux qui cherchent à assimiler à tout prix le vin aux alcools durs.