Un lycéen biterrois obtient plus de 20/20 au Bac S !
Mardi 6 Juillet 2010
Mardi 6 Juillet 2010, Jean-Gabriel VIDAL, 18 ans, élève de Terminale scientifique au Lycée Henri IV à Béziers et stagiaire au cabinet du député Elie ABOUD, a obtenu son Baccalauréat avec la note de 20,36. Il a eu, entre autres, 20 en histoire-géographie, 20 en mathématiques et 20 en philosophie. S'il a pu obtenir une note supérieure à 20/20, c'est grâce à ses options latin et anglais européen. Pour l'année prochaine, Jean-Gabriel hésite encore entre la classe préparatoire HEC où il a été accepté au Lycée Louis-le-Grand à Paris, et Sciences Po Paris, dont il a récemment passé le concours d'entrée. En revanche, il affirme ne pas encore être totalement fixé sur le choix de son futur métier. Jean-Gabriel effectue un stage début juillet auprès du député, afin de découvrir concrètement le travail législatif.
Question orale sur le financement des Missions Locales d’Insertion en Languedoc-RoussillonMardi 11 mai 2010
Elie ABOUD a interrogé la Secrétaire d'Etat Anne-Marie IDRAC, en charge du commerce extérieur, mardi 11 mai en séance des Questions Orales sans débat, sur le devenir des Missions Locales d'Insertion, qui, en raison de l'attribution de subventions européennes insuffisantes, se trouvent en grandes difficultés financières pour faire face à leurs engagements en faveur de l'emploi. C'est le cas de la MLI du Biterrois qui ne perçoit que 80 000 €uros en 2010, contre 110 000 en 2009.
La Secrétaire d'Etat a rassuré le député en confirmant qu'une somme complémentaire d'un million d'€uros allait être versée pour réparer cette erreur.
Adobe Flash Player non installé ou plus vieux que 9.0.115!
Mme la présidente: La parole est à M. Élie Aboud, pour exposer sa question, n° 1052, relative au financement des missions locales d’insertion en Languedoc-Roussillon. M. Élie Aboud: Madame la secrétaire d’État chargée du commerce extérieur, je souhaite appeler votre attention sur la situation relative aux financements des missions locales d’insertion. En effet, pour l’exercice 2010, vous savez comme moi que les crédits du fonds social européen versés en 2009 aux MLI ne l’ont pas été pour le Languedoc-Roussillon. Or, ceux-ci s’élèvent au niveau national à 23 millions d’euros. La région Languedoc-Roussillon aurait dû recevoir sur cette somme 1,6 million d’euros. Certes, une compensation a été allouée dans le cadre du plan de relance. Mais le problème majeur est que dans ces circonstances, les financements des missions locales du Languedoc-Roussillon ne sont plus pérennisés et sécurisés par la transformation des financements FSE en crédits d’État.Vous connaissez, madame la secrétaire d’État, les efforts considérables réalisés ces dernières années par les missions locales du Languedoc-Roussillon. En 2009, elles sont au premier rang national en matière de contrats d’accompagnement dans l’emploi et de contrats initiative emploi.En fait, si l’on déduit les l,6 million d’euros des 2,157 millions d’euros affectés dans le cadre du plan de relance, nous voyons bien que ceux-ci ne compenseront pas la perte de financement de manière durable.Ainsi, la MLI du Biterrois a été dotée de 80 000 euros, alors qu’elle avait perçu 110 000 euros en 2009. Dans ces conditions, je vous demande de bien vouloir prendre des engagements afin d’assurer la pérennité des financements de la MLI biterroise.
Mme la présidente: La parole est à Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État chargée du commerce extérieur. Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État chargée du commerce extérieur: Monsieur Aboud, les modalités d’engagement des crédits du FSE au titre de l’activité des missions locales présentaient un certain nombre de risques, soulignés par les audits des instances nationales et communautaires, notamment parce que le FSE n’a pas vocation à prendre en charge les dépenses de fonctionnement.C’est pourquoi Mme la ministre de l’économie avait demandé à M. Laurent Wauquiez de mettre un terme à cette situation, au moment où le Gouvernement renforce, dans le cadre du plan de relance, les moyens des missions locales et du CIVIS. À ce titre, des crédits d’État ont remplacé le FSE là où celui-ci contribuait notamment au financement du fonctionnement des missions locales. Cet effort représente 23 millions d’euros, qui s’ajoutent ainsi en 2010 au plan de relance, soit 51 millions d’euros. Il garantit la pérennité des financements des missions locales.Or, dans votre région, une situation un peu particulière s’est produite. À partir de la transmission qui avait été faite dans le cadre du recensement établi par les services, la mobilisation du FSE avait été estimée a priori conforme aux règles de gestion du fonds. Donc il n’y avait pas besoin des crédits d’État. Toutefois, après une nouvelle expertise faite par les services, une erreur d’appréciation a été constatée dans la notification des crédits de fonctionnement. Aussi, je vous confirme qu’un montant complémentaire de 1 million d’euros sera alloué en 2010 pour réparer cette erreur. Bien entendu, la pérennisation en 2011 de ces crédits sera traitée dans le cadre du dialogue de gestion du mois d’octobre prochain.Mais je tiens à souligner qu’il est important que les missions du Languedoc-Roussillon continuent de solliciter des crédits FSE, comme elles savent le faire, afin de mener à bien les actions d’accompagnement à destination des jeunes, en excluant les dépenses de fonctionnement, pour ne pas retomber dans les erreurs passées. Mme la présidente: La parole est à M. Élie Aboud. M. Elie Aboud: Madame la secrétaire d’État, je suis ravi d’apprendre qu’un effort supplémentaire sera fait en 2010 et que la pérennité du fonctionnement sera assurée pour 2011 pour un secteur très sensible dans une période extrêmement difficile.
Commission d'enquête sur la grippe A
Je viens d’être nommé Vice-Président de la Commission d’enquête parlementaire constituée pour connaître « la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) ».
Mis en place début avril, notre groupe de travail constitué de députés de tous bords, a déjà commencé ses auditions qui se chiffreront par centaines : experts médicaux et scientifiques, responsables administratifs nationaux et internationaux, représentants de laboratoires. A l’issue de ces interrogatoires, où les auditionnés prêtent solennellement le serment de dire toute la vérité, nous rédigerons un rapport qui devra être remis au Président de la République le 24 août prochain.
Je m’attelle à cette tâche sans arrière pensée dogmatique vis à vis de telle ou telle institution publique ou privée. Je m’attacherai en toute objectivité à mettre en lumière les éventuels dysfonctionnements autour de cette campagne, qui a fait couler beaucoup d’encre, et nous ferons avec mes collègues, des propositions concrètes dans la perspective d’une nouvelle pandémie similaire.
Deux choses sont évidentes en tout cas : si le Gouvernement n’avait pas réagi et que des milliers de Français avaient été décimés comme lors d’autres évènements sanitaires, on aurait largement entendu tous les chantres du « n’y a qu’à, faut qu’on » accuser le Ministre de laxisme et d’impéritie. Seconde évidence : il aurait été préférable à mon sens que mes collègues médecins généralistes aient été associés à la vaccination. Je l’avais d’ailleurs demandé à la Ministre de la santé, Roselyne BACHELOT, lorsd’une question orale le 17 novembre dernier. Il est possible que leur implication dans le dispositif aurait évité une certaine incompréhension des Français et aurait valorisé ce maillon indispensable de notre système de santé.
Mais il est toujours facile de dire après ce qui aurait dû être fait avant… On voit tous les jours la gauche se répandre ainsi alors qu’elle a géré notre pays plus de deux décennies, sans résoudre les problèmes cruciaux de notre pays et que nous avons aujourd’hui « sur les bras » : retraites, insécurité, dette publique, déficit de la sécurité sociale…
Pour le respect des symboles républicains dans nos mairies !
Il y a cinquante ans, je suis né à Beyrouth, sur une terre où l’appartenance au clan, à la communauté, à la religion, compte plus que l’appartenance à une nation. Où l’on naît maronite, sunnite, chiite, druze ou palestinien avant d’être Libanais. Sur une terre où l’incapacité à faire émerger un attachement à une nation a engendré une terrible guerre civile. Là-bas, quand on rêve de cohésion nationale, on pense à la France. Là-bas, quand on cherche un modèle de nation qui a su se construire un destin commun, au fil de l’histoire et au-delà des divisions, on regarde la France. Là-bas, la France, première des nations modernes, est perçue comme un eldorado d’unité !
C’est pour cela que j’ai été élevé dans l’admiration de la France, de ses valeurs républicaines, de sa démocratie qui sait respecter les diversités sans nuire à l’unité. Du Liban, quand j’étais petit, mon imaginaire a été façonné par les symboles républicains : un drapeau bleu blanc rouge ; un hymne, la Marseillaise ; une devise, « liberté, égalité, fraternité » qui ont un écho universel.
Je suis inquiet d’un phénomène que je vois se développer dans ma circonscription, autour de Béziers, et que m’ont rapporté plusieurs maires d’autres régions de France : lors de certains mariages civils, des invités brandissent des drapeaux de leurs pays d’origine. Cela peut entraîner un désordre public et même des heurts, comme cela s’est produit récemment sur le parvis de la mairie de Béziers. Je comprends évidemment que, dans le cercle familial, particulièrement à l’occasion d’un mariage, on cultive un lien vivant avec son histoire et son pays d’origine. Français né au Liban, je sais qu’une double appartenance est source de richesse et je fais mienne cette belle phrase de Marc Bloch : « C’est un pauvre cœur celui auquel il est interdit de renfermer plus d’une tendresse. »
Mais cet attachement légitime à des racines familiales ne doit pas prendre la forme d’une provocation lors de la cérémonie de mariage civil. Le mariage civil n’est ni une formalité administrative, ni un prétexte pour donner un peu de lustre à un engagement privé. Si le mariage à la mairie est bien une fête, c’est une fête pour toute la communauté nationale. Pas seulement une réunion de famille où chacun exhiberait ses origines au mépris de ce qui nous rassemble.
Se marier à la mairie, c’est poser un acte républicain solennel. C’est reconnaître que le mariage n’est pas qu’un contrat intime entre deux personnes, mais une institution qui concerne toute la société. C’est d’ailleurs pour signifier cette dimension publique que la porte de la salle des mariages doit rester ouverte pendant la cérémonie.
Dans cette perspective, se livrer à un défilé de drapeaux étrangers à cette occasion relève au mieux de la faute de goût, au pire de la provocation. Dans la maison commune, on n’exprime pas avec outrance ce qui nous différencie les uns des autres, on valorise ce qui nous unit, quelles que soient nos origines et nos préférences.
J’ai trop payé pour savoir ce que l’exacerbation des communautarismes comporte de dangers pour ne pas réagir. Ce phénomène de provocation par rapport à nos symboles nationaux n’est pas isolé : on a vu, notamment dans les stades de football, la Marseillaise sifflée. Tous ces évènements traduisent un échec de l’intégration qui me préoccupe.
Or je me suis rendu compte que rien dans la loi ne prescrit l’utilisation des symboles républicains, que sont le drapeau national, le buste de Marianne, le portrait du président de la République ou la devise de la République, dans les bâtiments publics. Que l’usage de ces symboles ne repose que sur une coutume républicaine. Cette tradition étant généralement bien respectée par les maires, les textes ne prévoient pas actuellement de sanction administrative ou pénale, en cas de dérogation à cette coutume républicaine. Autrement dit, un maire peut d’autant moins faire respecter les symboles républicains dans sa mairie qu’il n’est pas lui-même obligé de les mettre en valeur…
Il faut mettre fin à ce vide juridique. Je propose que soit inscrit dans la loi le devoir pour le maire de faire respecter les symboles républicains lors des célébrations de mariages se tenant dans les locaux de la mairie. Le maire pourra, s’il l’estime nécessaire, interdire aux participants d’arborer des drapeaux ou des signes d’appartenance nationale autre que ceux de la République française et interrompre la célébration si cette interdiction n’est pas respectée.
Certains vont dire « voilà l’UMP qui court après le FN » ! Mais je refuse de laisser croire que le FN aurait le monopole du drapeau tricolore ! Nous sommes l’un des seuls pays au monde, où l’on est accusé d’extrémisme dès qu’on parle de fierté nationale… Allez voir aux Etats-Unis combien le drapeau est omniprésent, respecté par tous, symbole auquel s’identifient et se reconnaissent les Américains de toute origine. C’est un trop beau cadeau fait au FN que de déserter les thèmes de l’identité et du vivre ensemble en France. D’autres vont dire « Voilà beaucoup de battage médiatique pour une simple histoire de drapeau ! Faut-il se battre pour un symbole alors qu’il y a tant d’autres sujets urgents en France aujourd’hui comme le chômage ou la crise? » Oui, le drapeau est un symbole. Oui la France a bien des priorités graves notamment économiques. Mais nous aurions bien tort de croire que la question de l’identité n’est pas une urgence en France, alors que notre pays se révèle tiraillé, en proie au doute sur ce qu’il est et sur ce que sera son avenir. Nous ne devons pas dissocier le combat pour la diversité et celui pour l’unité. Renforcer la cohésion dans notre pays et donner à chaque Français les chances de réussir quelle que soit son origine, c’est un même effort que nous devons mener ensemble. Dans ce combat, il ne faut pas négliger l’importance des symboles, car respecter un drapeau, ce n’est pas rendre hommage à un simple bout de tissu, c’est se reconnaître dans une histoire commune porteuse de sens et dans des valeurs partagées. Alors que va s’ouvrir un grand débat sur l’identité nationale, je tiens à rappeler cette exigence.
Elie ABOUD
Votre député
Pilote de l'atelier "Communauté" de Génération France.fr