C’est pour évoquer la projection du film « La valise ou le cercueil » qui aura lieu dimanche 22 janvier 2012 à 15h salle Zinga Zanga de Béziers, que le député Elie ABOUD était l’invité de Jean-Paul JORGE, médiatique responsable de Radio Peinard Skyrock. En compagnie des réalisateurs de ce film, Charly CASSAN et Marie HAVENEL, Elie ABOUD qui préside à l’Assemblée nationale le Groupe d’études parlementaire sur les rapatriés est particulièrement sensible à la tragédie vécue en 1962 par toutes les familles françaises obligées de quitter l’Algérie en laissant de l’autre coté de la Méditerranée leurs racines, leurs maisons, leurs entreprises, leurs morts dans les cimetières.
Le député de la 6ème circonscription a insisté pour que s’instaure enfin « la paix des mémoires » et qu’un véritable dialogue soit reconstruit entre les jeunes générations françaises et algériennes.
Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’interview en cliquant ici.
Cérémonie des voeux d'Elie ABOUD à Béziers le jeudi 5 Janvier 2012
La salle de spectacle Zinga Zanga de Béziers était « noire » de monde ce jeudi 5 janvier lors de la cérémonie des vœux d’Elie ABOUD.
Le parlementaire avait prévu pour ses administrés une soirée axée sur la culture et le partage. En effet le député a débuté les festivités en invitant le talentueux pianiste Jean-Bernard POMMIER qui a pour l’occasion exécuté d’une main de maître deux « Polonaises » de CHOPIN, pour le plus grand plaisir de l’assistance. Rappelons que l’artiste international, originaire de Béziers, va faire revivre le théâtre des Franciscains de sa ville natale où il a prévu une programmation musicale accessible à tous.
Elie ABOUD a ensuite pris la parole pour féliciter le Maestro avant d’entamer un discours fort, où il a pu faire un parallèle entre son propre parcours et celui de Frédéric CHOPIN qui partagé entre sa patrie d’origine, la Pologne, et sa patrie d’adoption, la France, a toujours respecté et chéri les deux, s’étonnant que l’on puisse vivre dans notre pays tout en le dénigrant ou en le rabaissant.
Il a ensuite pris position contre la « haine et les revirements de certains, qui ont pourtant par le passé participé de près ou de loin à la gestion de notre pays et qui ont quelque part des responsabilités dans l’état de nos finances publiques ou la démotivation de nos compatriotes », rappelant le travail fait par le gouvernement pour lutter contre la crise mondiale que nous traversons.
Enfin c’est par un message d’espoir sincère en l’avenir que le parlementaire a terminé son allocution avant d’être ovationné par les 2000 personnes présentes.
Elie ABOUD a, pour terminer, partagé le verre de l’amitié avec tous les invités.
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Allocution prononcée par Elie ABOUD, lors de la cérémonie des vœux à la salle Zinga Zanga de Béziers, le 5 janvier 2012.
Monsieur le Sous-Préfet,
Monsieur le Procureur,
Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Monsieur le Ministre, Cher Georges,
Mes chers collègues élus,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités militaires, judiciaires et religieuses,
Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Je tiens à vous remercier sincèrement, chaleureusement, vous toutes et vous tous qui êtes là, si nombreux, responsables associatifs ou administratifs, élus, acteurs socio-économiques, employés, enseignants, artisans, commerçants, étudiants, professionnels de la santé, policiers, gendarmes, pompiers, viticulteurs, et je n’oublierai pas les rapatriés et harkis… Je ne voudrais oublier aucune et aucun de ceux qui me font l’honneur et l’amitié de leur présence, ici ce soir, et qui toute l’année font vivre notre territoire ou servent ses habitants.
Mes félicitations renouvelées à mon ami Jean-Bernard POMMIER. Qui mieux que lui peut faire passer autant d’émotion à travers ses mains talentueuses pour traduire la passion de CHOPIN ?
Cela me permet de faire un rapide aparté à travers l’exemple de Frédéric CHOPIN, qui a composé ces pages vibrantes pour exprimer son amour fou et sa confiance en son pays écrasé dévasté, la Pologne… Il n’a jamais cessé de chérir sa terre natale, même s’il avait choisi de vivre dans sa seconde patrie, la France, une terre d’adoption qu’il a aimée passionnément. Ce respect envers la nation qui vous accueille, me parait un symbole très fort que j’ai voulu vous faire partager, alors que tant de ceux qui vivent aujourd’hui sur notre sol, le bafouent, le dénigrent, le rabaissent.
Qui mieux que moi, arrivé ici très jeune, d’une contrée lointaine mais ô combien francophile, moi qui fut adopté immédiatement par mon pays d’aujourd’hui, la France, peut déplorer ce manque de reconnaissance pour une terre nourricière pourtant sécurisante et prolixe ?
Je vous le dis haut et fort : il nous faut aimer la France, il nous faut la défendre, il en va de notre survie !
J’ai vu hier des images d’un candidat aux primaires américaines qui avait pour slogan « Believe in America ». Voilà ce que doit être notre crédo, nous devons croire en la France ! La France est un pays fort, qui a su résister aux pires attaques et qui résistera encore.
Parallèlement, j’ai eu la curiosité de survoler les vœux des divers candidats aux élections présidentielles prochaines et j’ai été horrifié des déferlements de haine et des revirements de certains, qui ont pourtant par le passé participé de près ou de loin à la gestion de notre pays et qui ont quelque part des responsabilités dans l’état de nos finances publiques ou la démotivation de nos compatriotes… J’ai entendu des termes comme « reculade de la civilisation humaine », « ornière productiviste », pays « abimé », « renoncement », « enfumage » et enfin « sale mec »…
Que de mauvaise foi, que de démagogie, alors que depuis 3 ans l’économie mondiale est au bord de l’effondrement et que des pays respectables comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne ou l’Italie connaissent une tourmente structurelle majeure !
Cette crise, qui est la plus grave que le monde ait traversée depuis la deuxième guerre mondiale, sanctionne 30 ans de désordres planétaires dans la finance et la monnaie.
Nous avons souffert, nous souffrons dans la tempête, mais la France a résisté et a tenu bon. Et n’en déplaise à ceux qui croient incarner « maintenant le changement », à ceux qui nous racontent « une fiction » c’est bien grâce à la solidité de nos institutions, grâce à notre système social protecteur et solidaire que nous avons surmonté ces difficultés. Et surtout, il faut le répéter grâce au courage des mesures qui ont permis de diminuer notre endettement et nos dépenses.
En persistant dans ces choix difficiles, mais raisonnables, nous privilégions l’avenir des jeunes générations et nous parviendrons au retour à l’équilibre de nos comptes en 2018…
Car différer les choix ou revenir en arrière, comme on l’entend dans les incantations d’un tel ou d’un tel, c’est risquer de sombrer comme plusieurs de nos proches voisins européens et de rendre les souffrances bien plus insupportables pour nos compatriotes.
2012 est l’année de tous les dangers, ne l’oublions pas dans quelques mois, quelques semaines, car notre destin peut encore basculer dans la crise, dans l’inconnu, dans l’amateurisme et la navigation à vue…
Comme vous, je veux bien sûr plus de sécurité dans la vie quotidienne, plus d’attention envers ceux qui méritent d’être aidés, plus de réussite et d’avenir pour notre jeunesse.
En tant que médecin, je veux un système de santé qui continue à soigner et à sauver des vies dans la technicité et dans la solidarité.
En tant que citoyen, je souhaite continuer à vivre dans ce beau pays dans un climat de liberté et de respect républicain. Notre République doit rester solidaire et laïque, c’est aussi une de ses forces, un de ses talents, savoir respecter les convictions de chacun sans que le communautarisme ou les dérives religieuses ne prennent le pouvoir sur les consciences. De même, la laïcité ne doit pas se transformer en intégrisme laïque parce que chaque citoyen doit pouvoir exercer sa foi dans la sphère privée en toute liberté.
Nous avons l’obligation de défendre notre identité, notre culture, notre langue, notre façon de vivre, ce ne sont pas des gros mots que je dis là. L’immigration incontrôlée ne peut que ruiner notre protection sociale et déstabiliser notre société et nos valeurs. De même que promettre de régulariser tous les étrangers en situation irrégulière ou de leur donner le droit de vote, ne grandit pas les auteurs de ces propositions et donnerait surtout un signal de faiblesse incontrôlable au-delà de nos frontières.
Mes combats vous les connaissez, ils sont les vôtres. Mon bilan, vous le connaissez aussi, j’ai passé ces cinq années au plus près de vous et de vos préoccupations : la défense ardente et permanente du Grand Biterrois. Aujourd’hui, pour cause de période préélectorale, je ne peux pas vous en dire plus sur mes actions, mon travail législatif, mes projets. Je le regrette évidemment, mais vous savez que je suis toujours disponible pour échanger, débattre et agir.
On m’a raillé quelquefois en critiquant ma manière d’être et même, ma proximité avec les citoyens… mais je n’en ai cure car je l’ai souvent dit, pour moi ce n’est que du respect pour vous. C’est l’éducation que j’ai reçue. C’est ma nature profonde. Et je prendrai un seul engagement : je ne changerai rien à ma façon d’être. J’ai toujours répondu consciencieusement aux sollicitations en y mettant tout mon cœur et beaucoup de mon écoute …
Ce ne sont pas mes collègues maires ici présents, qui me démentiront. Qui mieux qu’eux peuvent juger le travail de terrain, eux qui se dévouent chaque jour inlassablement pour leurs administrés ?
Enfin, je voudrais m’adresser à vous toutes et vous tous qui avez fait l’effort de venir et qui j’espère partagez le plaisir d’être ensemble ce soir. Je voudrais terminer en vous livrant quelques pensées qui, je le souhaite vont vous parler autant qu’à moi :
Gardez votre générosité et dites vous que pour notre pays, la vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. Et la folie serait de se comporter de la même manière et de s’attendre à des résultats différents.
Continuez à vous émerveiller devant la beauté des choses et les prodigieuses inventions humaines.
Cultivez en vous cette capacité de révolte et d’indignation tout en gardant intacte votre curiosité.
Conservez le désir au fond de vous et dites vous : « ce n’est pas parce que les choses sont belles qu’on les désire mais parce qu’on les désire qu’elles deviennent belles. »
Mes chers amis, continuons tous à rêver trop haut pour ne pas réaliser trop bas et n’oublions pas qu’on ne se construit dans la vie qu’en poursuivant ce qui nous dépasse. Car le monde n’appartient qu’aux optimistes et les pessimistes ne sont que des spectateurs.
Pour terminer, je vous remercie encore une fois de votre chaude présence. Je remercie très particulièrement tous les amis bénévoles qui m’ont aidé à organiser cette cérémonie. Sans eux, sans vous, rien n’est possible, et rien ne sera possible…
Je vous souhaite à tous, à vous, vos familles, vos proches, une année 2012 plus sereine et plus rassurante. J’ai aussi une pensée pour les absents, les malades et ceux qui nous ont quitté l’an passé. Je vous souhaite la santé comme bien le plus précieux et c’est le médecin qui vous parle. Mes confrères me pardonneront peut-être si j’émets le vœu qu’ils soient au chômage technique en 2012 pour vous …
Prenez soin de vous et de ceux que vous aimez.
Et que vive notre beau pays la France !
Elie ABOUD invité de la matinale de France Bleu Hérault
Mardi 13 décembre 2011
Au lendemain de l’annonce de la candidature de Dominique DE VILLEPIN, le député Elie ABOUD était l’invité de Gérard MARTY, le rédacteur en chef du bureau biterrois de France Bleu Hérault, afin de faire un tour d’horizon politique national et local.
Il a évoqué, sans langue de bois, ses prises de position au sein de la Droite populaire contre le vote des étrangers, étant lui-même passé par la procédure de la naturalisation. Rappelons qu’Elie ABOUD est arrivé en France à 16 ans, venant de son pays natal, le Liban, pour entreprendre ses études de médecine à Montpellier. Et de démontrer ainsi que la France offre la possibilité à ceux qui veulent s’intégrer, de devenir français, donc de voter et même d’être député ! Vous pouvez (ré)écouter l'interview du parlementaire cliquez ici.
A bas la prostitution!
Mardi 6 décembre 2011
L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une résolution « réaffirmant la position abolitionniste de la France en matière de prostitution ». Le député Elie ABOUD a pris la parole en tant que membre et rapporteur de la commission qui a remis en avril dernier un rapport complet sur la prostitution.
Le député a réaffirmé « le respect de la Convention de 1949 sur la répression de la traite des humains et de l’exploitation de la prostitution » ratifiée en 1960 en France. Il a souligné l’importance de contrer les réseaux de proxénètes qui exercent une pression de plus en plus forte sur les femmes et les familles au-delà des frontières. La commission a proposé la pénalisation des clients, selon un avant –projet, les amendes seront de 3 750 euros et les peines de prison iront jusqu’à deux mois ferme.
Un projet de loi sur la pénalisation sera déposé fin février 2012.
Pour Elie ABOUD, « un effort supplémentaire doit être réalisé en matière d’information, de prévention, d’éducation et de réinsertion». Cette proposition de résolution est « une exigence pour tous les républicains sensibles à la dignité de la personne humaine ».
Inauguration de la permanence d’Elie ABOUD à Béziers
Mercredi 30 novembre 2011
C’est le Secrétaire Général de l’UMP en personne, Jean-François COPE, qui avait fait le voyage depuis Paris pour inaugurer la nouvelle permanence de son ami, député de la 6ème circonscription de l’Hérault, Elie ABOUD. Situé 6 avenue du 22 août 1944 à Béziers, ce local fonctionnel en plein centre ville était bien trop exigu le soir du 30 novembre pour contenir les centaines de militants et sympathisants - entre 700 et 800 - qui se pressaient à l’angle de la rue Boieldieu et de l’avenue du 22 août par une température très clémente. C’est donc en plein air que l’on installa les tables pour le verre de l’amitié et que la foule impatiente attendit l’arrivée des élus, qui furent véritablement assaillis à leur descente de voiture et mirent de longues minutes à franchir la trentaine de mètres qui les séparait du micro. Et il faut dire que les deux discours du député et du Secrétaire Général furent musclés et à la hauteur des attentes de l’assistance enthousiaste. Elie ABOUD, après avoir remercié Jean-François COPE, exhorta tous ses supporters au courage et à la détermination face aux difficultés présentes et aux turbulences mondiales. Le « patron » de l’UMP ne manqua pas de souligner combien le parlementaire biterrois défendait avec passion la 6ème circonscription à l’Assemblée nationale, avant d’aborder tous les enjeux des grands rendez-vous de 2012.
Un peu plus tard, après avoir visité les nouveaux locaux du QG d’Elie ABOUD, il avoua avec humour à ce dernier que c’était la première fois qu’on lui organisait un « meeting de rue », comme celui qu’il venait de vivre à Béziers !
Alors que notre économie subit de plein fouet la crise mondiale, le Gouvernement cherche légitimement à faire rentrer l’argent dans les caisses et à juguler tout naturellement les fraudes qui plombent le budget national. En ligne de mire, le travail dissimulé qui prolifère à travers l’Hexagone avec des ateliers clandestins souvent de confection chinoise, le travail illégal ainsi que la palette de toutes les infractions aux prestations sociales, un ensemble d’illégalités qui coûtent à notre pays près de 20 milliards d’euros par an.
C’est donc pour traiter ce sujet délicat que le député Elie ABOUD a organisé mercredi 16 novembre au Stade de la Méditerranée à Béziers, un dîner débat en compagnie de son collègue Dominique TIAN, député des Bouches-du-Rhône, un département où la fraude est un véritable mode de vie , les affaires récentes au sein du Conseil Général socialiste en attestent. Dominique TIAN a donné son nom à un épais rapport parlementaire résultant de plusieurs mois d’auditions,
à travers lesquelles ont été cernés tous les types de fraudes qui donnent une bien triste image de la France : faux papiers, faux permis de conduire, faux « parents isolés », faux retraités morts depuis longtemps, faux assurés sociaux, faux Rmistes, …
Bref une longue litanie prouvant l’imagination du cerveau humain. A ce fléau, les parlementaires ont proposé des solutions avec des mesures draconiennes passant par la création de fichiers transversaux entre administrations, un répertoire national des bénéficiaires du RSA et surtout la biométrisation de tous les papiers, carte vitale en priorité.
Elie ABOUD et Dominique TIAN ont donc défendu il y a quelques jours à l’Assemblée nationale plusieurs amendements en ce sens, qui ont été adoptés et feront donc partie du texte de loi prochainement publié.
Et la nombreuse assistance présente au débat biterrois ne s’est pas privée pour applaudir ces députés, qui ont insisté sur le fait que la fraude pénalisait surtout à terme le concept de solidarité nationale auquel ils sont attachés. Le micro a ensuite circulé entre les 450 convives qui ont partagé un cassoulet dans une ambiance conviviale, mais studieuse.
Au lendemain de l'intervention télévisée Nicolas SARKOZY, le député Elie ABOUD était l'invité de la matinale de France Bleu Hérault ce vendredi 28 octobre 2011 pour déchiffrer et commenter à chaud l'intervention du Président de la République. Fidèle à son franc-parler, il a répondu avec sincérité aux questions du journaliste Gérard MARTY. Vous pouvez (ré)écouter l'interview du parlementaire en cliquant ici.
Elie ABOUD fait échec à la surtaxe du vin (suite)
Jeudi 27 octobre 2011
Après une bataille serrée en commission des affaires sociales contre un amendement qui projetait de taxer plus fortement les alcools et donc le vin (voir article ci-dessous), le député Elie ABOUD vient de gagner le second round de ce combat en faveur de la viticulture. Petit rappel de cette péripétie parlementaire: la commission à laquelle appartient Elie ABOUD examinait mardi 18 octobre le PLFSS (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) pour 2012 avec l'impérieuse nécessité de faire des économies et trouver de nouvelles recettes pour équilibrer les comptes de cette branche déficitaire. L'amendement AS 378 a donc été rejeté en commission grâce à l'intervention active de notre député. Face à cette opposition, les deux parlementaires auteurs de l'amendement incriminé ont décidé finalement de retirer ce texte qui n'atteindra donc pas l'hémicycle.
Il est indispensable de gérer plus drastiquement le budget de l'Etat sans pour autant mettre à mal une profession qui souffre déjà de la crise et qui représente une part importante de l'économie de notre département. Il ne devrait donc pas y avoir une surtaxe du vin dans le Projet de Loi de Finance 2012, une bonne nouvelle pour les viticulteurs et pour toutes les régions viticoles de notre pays!
Lutte contre les fraudes, Elie ABOUD frappe fort!
Mardi 25 octobre 2011
La fraude en France semble être devenue un sport national pour certains de nos citoyens, en effet le préjudice annuel pour les comptes de l'Etat s'élève à 20 milliards d'euros dont près de 18 milliards concernent le travail dissimulé. Afin de lutter contre ce fléau, le député Elie ABOUD a décidé de présenter en commission des affaires sociales pas moins de 6 amendements au PLFSS (Projet de Loi sur le Financement de la Sécurité Sociale) 2012, pour combattre les fraudeurs.
Tout d'abord concernant l'allocation parent isolé, il propose de faire passer le statut d'« isolement relatif » des personnes à celui d'isolement économique, afin d'humaniser et de simplifier les contrôles, en évitant des visites à domicile très intrusives au profit d'une vérification administrative qui facilitera et accélérera le travail des contrôleurs.
De plus partant du principe qu'à l'heure actuelle lorsqu'une personne est surendettée et qu'elle a fraudé, les allocations détournées ne sont pas remboursées aux prestataires, le député suggère que les sommes indues soient prises en compte et reversées aux structures lésées.
Sa troisième intervention portait sur le renforcement et l'enrichissement des informations du répertoire commun aux organismes de gestion des régimes de sécurité sociale, en ajoutant aux données existantes les montants de chaque prestation. Cette mesure devrait permettre d'éviter aux fraudeurs de multiplier les démarches en vue de toucher plus que ce qu'ils peuvent normalement recevoir.
Toujours dans le souci d'éviter de verser des aides sociales lorsqu'elles n'ont pas lieu d'être, Elie ABOUD a proposé à la commission un amendement visant à sécuriser l'obtention d'un numéro d'inscription au répertoire national d'identification des personnes, ce qui bien trop souvent est possible par la présentation de faux documents. Du moment qu'une supercherie sera découverte, l'organisme pourra déchoir le contrevenant du droit de l'ensemble des prestations versées, en plus des poursuites pénales, et une alerte serait transmise aux autres services afin de procéder à la vérification et l'annulation des dossiers du fraudeur.
Mais le combat du parlementaire ne s'arrête pas là, il se bat aussi sur le terrain du travail dissimulé en proposant la mise en place d'un redressement forfaitaire pratiqué par l'URSSAF pour les salariés qui travaillent sans être déclarés, dans le but de mieux sanctionner les fraudes aux prestations familiales qui s'élèvent entre 500 et 800 millions d'euros par an.
Enfin le député a proposé de développer l'interconnexion des différents fichiers pour améliorer le travail en terme de rapidité et d'efficacité pour les fonctionnaires chargés de combattre les personnes indélicates.
Le projet de loi ainsi modifié devrait être présenté au Sénat début novembre avant d'être entériné à la fin décembre 2011.
Elie ABOUD contre la surtaxe du vin!
Mardi 18 octobre 2011
Il est indéniable qu'en cette période de crise économique internationale, il faille trouver de nouvelles recettes pour équilibrer le budget de l'Etat. C'est ce à quoi s'emploient actuellement les députés, qui à travers l'examen en commissions du projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), prévoient les dépenses et recettes qui constitueront le budget 2012. En commission des affaires sociales est arrivé mardi 18 octobre, un amendement qui proposait de taxer plus lourdement les alcools, dans le double but d'engendrer de nouvelles recettes pour l'Etat, mais aussi dans un but de santé publique.
Mais ce qui a fait bondir Elie ABOUD, membre de cette commission, c'est que le vin devait être taxé au même titre que les alcools forts. Or le député de l'Hérault est avant tout médecin, spécialiste des maladies cardio-vasculaires. Il est donc particulièrement bien placé pour connaître toutes les études scientifiques qui prouvent que la consommation modérée de vin apporte contrairement aux alcools forts des antioxydants et autres composants qui ont prouvé leur effet bénéfique contre le vieillissement, les maladies, Alzheimer ou le cancer. C'est le fameux « French paradox » scientifiquement démontré.
Le parlementaire biterrois s'est donc fermement battu contre cet amendement « anti-vin », contre l'avis de plusieurs membres de la commission des affaires sociales, dont les députés socialistes... Avec l'aide de quelques uns de ses collègues UMP, Elie ABOUD a gagné cette bataille indispensable au final pour la survie de notre viticulture, une action pour laquelle il a reçu le soutien et les remerciements de représentants de la profession. Le deuxième épisode de ce combat devrait se jouer lors de l'examen du PLFSS dans l'hémicycle la semaine prochaine, mais Elie ABOUD sait bien que l'avis donné par la commission est prépondérant... Il ne devrait donc pas y avoir de surprise désagréable pour les viticulteurs dans le budget 2012.
Intervention du député Elie ABOUD le mardi 27 septembre 2011 à l'Assemblée nationale concernant le projet de loi Renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé:
« Monsieur le président,
Monsieur le ministre,
Monsieur le rapporteur,
Mes chers collègues,
On reproche souvent à l’exécutif de légiférer dans l’urgence. Reconnaissez, mes chers collègues, le bon sens de proposer ce texte après une affaire dramatique comme celle du benfluorex.
L’heure est venue de mieux responsabiliser les différents acteurs du médicament et de corriger les dysfonctionnements du système. Sur la base d’une large concertation, à partir des travaux de l’IGAS, des Assises du médicament, de la mission d’information sur le Mediator, mais aussi des travaux du Sénat, vous avez conclu, monsieur le ministre, à la nécessité d’améliorer la gouvernance, la transparence et surtout l’indépendance en ce domaine. Par nature, il convient évidemment que les services au patient soient au cœur du système. En légiférant sur ce sujet, nous avons montré que l’autorité politique prenait aussi ses responsabilités.
Il faut tout d’abord lutter contre les conflits d’intérêts. Vous avez, pour cela, étendu le champ d’application des déclarations d’intérêts en impliquant tous les professionnels de santé, les médecins, les associations, les étudiants, la presse spécialisée.
Deuxièmement, afin de responsabiliser les acteurs du système de sécurité sanitaire, vous avez choisi, avec sagesse, de maintenir la colonne vertébrale de notre organisation, pour porter une meilleure attention sur ce qui ne fonctionne pas. Plutôt que de révolutionner l’ensemble du système, il convient en effet de proposer des solutions, comme vous le faites.
En ce sens, la création d’un comité stratégique de la politique des produits de santé et de la sécurité sanitaire, que vous animerez, est symbolique. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)
M. Jean Mallot. Avec ça, nous sommes bien avancés !
M. Guy Lefrand. Mais oui, c’est important !
M. Élie Aboud. L’autorité politique reprend ainsi les choses en main.
Troisièmement, l’amélioration du système de pharmacovigilance va permettre une meilleure traçabilité du médicament dans son ensemble. L’encadrement des prescriptions hors AMM constitue une avancée majeure du texte sans tomber dans un dogme absolu, en laissant la possibilité aux praticiens spécialisés de juger utile, dans certaines situations rares, d’anticiper afin d’optimiser les soins thérapeutiques donnés à un patient. Si un régime juridique plus clair est évidemment une bonne chose, un encadrement trop strict des initiatives des différents partenaires peut aussi présenter des inconvénients, il faut avoir le courage de le dire.
M. Guy Lefrand. C’est vrai !
M. Élie Aboud. En ce qui concerne la visite médicale, j’observe tout d’abord deux choses : d’une part, la politique du médicament menée depuis des années a permis de restreindre la dépense en la matière ; d’autre part, le nombre de visiteurs médicaux n’a cessé de décroître depuis des années.
Si l’on veut améliorer la transparence, il convient non pas de supprimer des visiteurs médicaux, dont le rôle consiste avant tout à apporter de l’information aux praticiens, mais simplement de vérifier que cette information n’est pas dévoyée.
La visite médicale peut avoir un rôle positif concernant les informations techniques sur les produits de santé. Si je ne suis pas opposé à l’idée consistant à organiser des visites collectives, je souhaite qu’elles ne servent pas à stigmatiser les 16 000 visiteurs médicaux qui, pour l’essentiel, font leur travail avec honnêteté et professionnalisme.
En conclusion, il m’est agréable de voir que, sur l’ensemble des bancs de cette assemblée, chacun s’accorde à reconnaître les avancées de ce texte. Ma collègue Catherine LEMORTON a eu raison de reconnaître qu’il ne s’agit pas d’un sujet partisan et d’approuver ce projet, fut-ce de manière critique.
M. Jean Mallot. Très critique !
M. Élie Aboud. Certains de mes collègues ont regretté de renvoyer tant de choses au domaine réglementaire.
M. Xavier Bertrand, ministre. Plus maintenant !
M. Élie Aboud. Cependant, il fallait prendre nos responsabilités. Vous l’avez fait, monsieur le ministre, et personne ne peut en douter, c’est pourquoi ce texte correspond à une réelle avancée. Nous le voterons donc demain. »
Le député Elie ABOUD compte implanter 30 défibrillateurs sur sa circonscription
La différence entre la vie et la mort lors d'un accident cardio-vasculaire tient souvent à quelques secondes. Cardiologue de métier, Elie ABOUD connaît bien cette problématique. Soucieux de lutter sur le terrain, contre ce fléau qui fait près de 50 000 morts par an sur notre territoire, le député de l'Hérault souhaite implanter 30 défibrillateurs répartis sur les 16 communes de sa circonscription (hormis Béziers déjà équipée), en comptant 1 à 3 appareils selon la taille de l'agglomération.
Elie ABOUD a d'ores et déjà pris contact avec les maires concernés afin de s'accorder sur les lieux d'implantation les plus adéquats (stades, salles des fêtes, salles polyvalentes, ...), une nouvelle qui a reçu un accueil très positif par les municipalités, les communes étant très sensibles à la démarche de leur député.
La prochaine étape sera donc de rencontrer les associations sportives de ces villages, acteurs principaux en cas d'utilisation du matériel de premier secours, pour mettre en place une procédure de formation et apprendre à bien se servir du défibrillateur.
Le coût de cette opération, estimé à 60 000€ et financé intégralement sur les deniers alloués au député sur sa « réserve parlementaire », est certes lourd mais pour Elie ABOUD pas question d'investir dans du matériel bas de gamme, car « le fait de pouvoir agir rapidement avec sécurité et permettre de sauver une vie ne doit pas être pris à la légère », une initiative en accord avec le serment d'Hypocrate qu'il a prêté il y a quelques années.
Non à la « théorie du genre » !
Voilà bien une théorie qui a fait couler beaucoup d'encre ! Celle des éditeurs des manuels scolaires en sciences pour élèves de 1ère et celle de milliers de Français outrés par cette doctrine, qui prétend que le genre masculin ou féminin n'existe pas, que l'identité sexuelle est une vue de l'esprit, une construction culturelle et sociale, que chaque individu forge au fil de son évolution et de ses préférences ! Une véritable hérésie et une manipulation grossière en tout cas pour les scientifiques et les médecins, comme le député Elie ABOUD pour lequel il y a des évidences hormonales et biologiques qu'on ne peut pas nier. Il a donc signé avec 79 de ses collègues députés une lettre au Ministre de l'Education nationale demandant le retrait de ces livres de biologie, en raison des intentions volontairement subversives de ce courant philosophique qui ne s'appuie sur aucune donnée objective. Depuis cette prise de position, le député a reçu des centaines de messages de soutien venus de la 6ème circonscription mais aussi de toute la France.
Interview d'Elie ABOUD sur Radio Peinard Skyrock. Objet: Les festivités culturelles à Béziers cet été. Mercredi 13 juillet 2011.
Écoutez l'interview
Cliquer ici (Enregistrez la cible du lien sous...) pour télécharger l'interview d'Elie ABOUD sur Radio Peinard Skyrock.
Elie ABOUD à France 3 sur le débat "laïcité" Mercredi 6 avril 2011
C'est dans les studios de France Télévisions dans le 15ème arrondissement de Paris, qu'Elie ABOUD a été interviewé en direct et en duplex pour le journal de 12h de France 3 Languedoc-Roussillon, mercredi 6 avril dernier. Au sommaire: le débat sur la laïcité qui s'était déroulé la veille au Méridien Montparnasse à l'initiative de l'UMP et auquel le parlementaire biterrois avait participé.
Elie ABOUD a affirmé fermement que ce n'était pas la République qui devait s'adapter à la pratique des religions, mais bien au contraire que les pratiques religieuses devaient se plier aux exigences de notre République laïque. Et parmi les 26 mesures pour préserver la laïcité proposées par l'UMP, le député mais aussi médecin, a privilégié la proposition n°8, rappelant que « dans le cadre d'un service public, les convictions religieuses, politiques ou philosophiques n'autorisent pas à invoquer un traitement spécifique de nature à mettre en cause son bon fonctionnement », s'appuyant ainsi sur son expérience de médecin hospitalier ayant déjà assisté à certains débordements intolérables.
Elie ABOUD pose une Question au Gouvernement sur la hausse du prix de l'énergie Mardi 5 avril 2011
C’est dans le cadre des fameuses questions d’actualité au Gouvernement, mardi 5 avril à 15 h et alors qu’un groupe de 20 biterrois du Conseil Municipal des Anciens assistait à la séance puisqu’ils étaient invités pour la journée à l’Assemblée nationale par Elie ABOUD, que ce dernier a interrogé le Ministre de l’Industrie, Eric BESSON, sur le gel des hausses de l’énergie annoncé le matin même par le Premier Ministre. Le député de l’Hérault a demandé au Ministre de quelle manière et sous quel délai ces mesures allaient être mises en œuvre. Il s’est félicité de cette bonne nouvelle limitant l’impact de l’augmentation du gaz, de l’électricité et du carburant, qui grève lourdement le budget des ménages. Non seulement la hausse du prix du gaz, qui devait intervenir au 1er juillet n’aura pas lieu, mais de plus les compagnies pétrolière seront mises à contribution pour juguler le prix des carburants. Dans sa réponse, le Ministre a rappelé que les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz venaient d’être revalorisés. Par ailleurs, il a précisé le calendrier des mesures annoncées, sans oublier l’annonce de la revalorisation du forfait kilométrique, une avancée fiscale touchant 5 millions de Français.
" M. le président. La parole est à M. Élie Aboud, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.
M. Élie Aboud. Monsieur le ministre de l’industrie et de l’énergie, le Premier ministre vient d’annoncer à la représentation nationale des mesures destinées à limiter l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur le budget des Français. Il est vrai qu’il y a urgence. Le Gouvernement se devait de prendre des décisions en la matière, et je m’en réjouis.
Ainsi, vous avez décidé de ne pas augmenter les tarifs du gaz et d’élaborer une nouvelle formule plus favorable au consommateur final.
M. Albert Facon. Les tarifs ne cessent d’augmenter !
M. Élie Aboud. Sur l’électricité, là encore, vous avez décidé d’encadrer les hausses à venir d’ici au mois de juillet 2012.
M. Alain Néri. Menteurs !
M. Élie Aboud. Enfin, vous avez aussi décidé de limiter l’envolée des prix des carburants, qui constitue elle aussi une ponction directe sur le budget des ménages des Français.
Je me permets de le rappeler, le Grenelle de l’environnement, initié par notre majorité, permettra d’ici à 2020 de réduire considérablement la consommation de carburant grâce au soutien des énergies renouvelables.
Monsieur le ministre, les mesures annoncées ce matin arrivent au bon moment pour les Français. Afin d’éclairer mes compatriotes, pouvez-vous nous dire dans quelles circonstances ces mesures pourront être appliquées et quels sont les délais à prévoir ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC. – Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
M. le président. La parole est à M. Éric Besson, ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique.
M. Éric Besson,ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique. Monsieur le député, vous avez rappelé à juste titre les principales mesures annoncées par le Premier ministre. Vous me permettrez d’ajouter deux éléments sur les tarifs sociaux.
Vous savez que, pour l’électricité, le tarif social existe. Nous l’avons revalorisé de dix points le 1er janvier dernier. Pour les ménages les plus modestes, la réduction moyenne est ainsi de 90 euros par an environ.
Pour le gaz, le Gouvernement a également mis en place un tarif social, que nous venons de revaloriser de 20 % au 1er avril. Pour un foyer chauffé au gaz, le rabais est passé à 142 euros par an.
Comme l’a indiqué François Fillon à l’instant, cela signifie que, face à la hausse des prix de l’énergie dans le monde, le Gouvernement français fait tout ce qu’il peut pour en limiter l’impact sur le pouvoir d’achat des ménages.
Les principales mesures sont simples. Le gel des tarifs du gaz…
M. Christian Eckert. Au 1er avril seulement !
M. Éric Besson,ministre. …va nous permettre de recalculer la formule de réévaluation avec GDF Suez et la Commission de régulation de l’énergie.
M. Marcel Rogemont. Pourquoi ne l’avez-vous pas fait avant ?
M. Éric Besson,ministre. Vous savez ce qu’il en est : nous nous appuyons trop, aujourd’hui, sur des contrats de longue durée. Nous voulons que cette formule tienne mieux compte de la baisse du prix du gaz sur le marché dit spot, marché à court terme.
En ce qui concerne le prix de l’électricité, le Président de la République et le Premier ministre ont voulu que ce soit la hausse minimale qui s’applique. Cela vient d’être expliqué.
S’agissant des carburants, enfin, il y aura une hausse du forfait kilométrique sur la feuille d’impôt sur le revenu. François Baroin a indiqué que cette hausse de 4,6 % s’appliquerait à cinq millions de personnes. Nous aurons avec Christine Lagarde et Frédéric Lefebvre une réunion la semaine prochaine avec les compagnies pétrolières pour leur demander leur contribution.
Vous voyez que notre préoccupation est bien le pouvoir d’achat des ménages, notamment des plus modestes. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.) "
Elie ABOUD nommé secrétaire national de l'UMP Mercredi 16 février 2011
Elie ABOUD vient d'être nommé dans l'équipe de Jean-François COPE au poste de secrétaire national de l'UMP en charge de la Coopération économique méditerranéenne et des Rapatriés.
Question orale d'Elie ABOUD sur la future gendarmerie de Cazouls-lès-Béziers Mardi 1er février 2011
Le député de la 6ème circonscription a interpellé le Ministre de l'Intérieur dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, mardi 1er février sur le projet d'installation d'un bâtiment à Cazouls-lès-Béziers destiné à accueillir la brigade de gendarmerie de cette commune.
C'est Nora BERRA, secretaire d'Etat représentant le Ministre, qui a répondu au parlementaire biterrois. Voir la vidéo
"Mme la présidente.La parole est à M. Élie Aboud, pour exposer sa question, n° 1266.
M. Élie Aboud.Ma question s’adresse à M. le ministre de l’intérieur.
J’ai été récemment sollicité par le maire de Cazouls-les-Béziers, commune de l’Hérault, dans le cadre de l’instruction du projet portant sur la construction d’un ensemble immobilier au profit de la brigade territoriale autonome de cette commune.
L’implantation d’une nouvelle caserne est très importante pour notre département et pour l’ensemble du Biterrois. Elle apportera en effet une meilleure sécurité à nos concitoyens et elle complétera l’activité de la communauté de brigades la plus proche. Ce projet utile et nécessaire répond à l’ensemble des exigences techniques et a reçu tous les avis favorables. Il a ainsi été retenu par la direction générale de la gendarmerie nationale, le terrain a été validé et l’appel d’offres a été lancé pour retenir les bureaux d’études.
En outre, ce projet intervient au moment de la création de la nouvelle prison de Béziers. C’est pourquoi une seconde brigade de transfèrement a été prévue et affectée dans le même lieu. Ainsi, en 2007, sur la proposition des autorités militaires, il a été décidé la création d’un établissement destiné à accueillir vingt-huit militaires. Dans ce schéma, une subvention de 2 millions d’euros a été obtenue de la région.
Cependant, si le principe de l’installation de la nouvelle brigade est aujourd’hui définitivement acquis, il demeure une incertitude quant à sa dimension, liée à la question de l’accueil de la brigade de transfèrement. Il est indispensable de connaître les intentions de 1’État à cet égard, car l’absence de cette brigade de transfèrement ne manquerait pas d’avoir des incidences techniques et financières sur la réalisation du projet.
Mme la présidente.La parole est à Mme Nora Berra, secrétaire d’État chargée de la santé.
Mme Nora Berra,secrétaire d’État chargée de la santé. Monsieur le député, le Gouvernement partage votre préoccupation d’assurer la sécurité de nos concitoyens, en particulier dans les zones les plus fragiles. Comme le rappelle fréquemment le ministre de l’intérieur, aucun territoire ne doit être oublié, aucune population ne doit être négligée. C’est dans cet esprit qu’a été approuvée la création d’une brigade territoriale autonome à Cazouls-les-Béziers, ainsi que la construction d’un immeuble adapté.
Cette création, qui vise à répondre à l’important accroissement démographique des communes situées en périphérie de l’agglomération de Béziers, devait, à l’origine, également permettre de prendre en compte l’exécution des transfèrements judiciaires induits par la mise en service du nouveau centre pénitentiaire du Gasquinoy à Béziers.
Dans l’attente de cette création, vingt-huit gendarmes ont été répartis depuis trois ans dans les unités les plus chargées de la compagnie de gendarmerie de Béziers. Depuis, il a été décidé, le 30 septembre 2010, que l’administration pénitentiaire prendrait progressivement en compte les missions de transfèrement judiciaire. Il s’agit de permettre aux forces de sécurité de se recentrer encore davantage sur leur cœur de métier, afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle des policiers et des gendarmes en les déchargeant des missions qui ne contribuent pas directement à la lutte contre la délinquance.
Localement, cette évolution sera prise en compte pour déterminer l’effectif de la future brigade de Cazouls-les-Béziers. Dans la mesure où treize des vingt-huit militaires initialement prévus pour la brigade auraient dû être exclusivement chargés de missions à caractère pénitentiaire, le transfert de ces missions à une autre administration se traduira donc par un ajustement au format de la brigade, qui pourrait finalement s’établir à quinze militaires.
Dans l’attente du calendrier et des modalités précises du transfert des missions pénitentiaires aux services du ministère de la justice dans la région Languedoc-Roussillon, il est apparu opportun de suspendre temporairement les études techniques d’un projet immobilier dont le format n’est pas définitivement stabilisé, afin de ne pas pénaliser financièrement la collectivité territoriale.
En tout état de cause, soyez assuré, monsieur le député, qu’une attention toute particulière sera portée à ce projet d’installation d’une nouvelle brigade à Cazouls-les-Béziers, afin de favoriser son aboutissement dans les meilleurs délais.
Mme la présidente.La parole est à M. Élie Aboud.
M. Élie Aboud.Vous nous laissez un espoir, madame la secrétaire d’État, mais l’aspect temporaire des dispositions que vous annoncez reste inquiétant, de même que les discussions qui ont eu lieu entre le maire de la commune et les collectivités territoriales afin de boucler le financement. Je veux me raccrocher au côté positif de cette réponse, en espérant que l’attente ne sera pas trop longue."
Allocution prononcée par Elie ABOUD,
Cérémonie des voeux à Villeneuve-les-Béziers
Vendredi 14 janvier 2011
Monsieur le Sous-Préfet,
Monsieur le Sénateur-maire,
Madame la Députée européenne,
Monsieur le Maire, Mon cher Jean-Paul, merci pour tes paroles aimables, merci pour le prêt de cette salle, merci à ton équipe et à ton personnel municipal
Monsieur le Ministre, Cher Georges,
Mes chers collègues élus,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités militaires, judiciaires et religieuses,
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Je vous remercie vous toutes et tous qui êtes là si nombreux, responsables associatifs ou administratifs, acteurs socio-économiques, employés, enseignants, artisans, commerçants, étudiants, professionnels de la santé, policiers, gendarmes, pompiers, viticulteurs, rapatriés... je ne voudrais oublier aucun de ceux qui me font l'honneur et l'amitié de leur présence ici ce soir et qui, tout au long de l'année font vivre et prospérer notre territoire.
TERRITOIRE, c'est un mot que j'aime prononcer car comme le mot terroir, il puise son sens profond dans nos racines et décrit bien ce qui fait notre spécificité naturelle ou culturelle. C'est ce que j'ai tenu à illustrer par ma carte de voeux que beaucoup d'entre vous ont remarquée : le symbole de ces mains soupesant une grappe de raisin dans un geste plein d'expérience et de savoir-faire, est devenu pour moi une évidence : celle de la prééminence de notre viticulture qui ne doit pas mourir et disparaître, mais que nous avons le devoir de soutenir et d'encourager parce qu'elle constitue notre patrimoine, mais aussi une des clefs de la prospérité de notre Biterrois.
C'est mon credo quotidien, ici sur le terrain ou à Paris, à l'Assemblée nationale : ne baissons pas les bras, retroussons-nous les manches, aidons les jeunes générations de viticulteurs à s'installer et à se développer, ne laissons pas arracher nos vignes, car demain quand les Chinois s'éveilleront encore plus au bon goût de nos vins, nous ne produirons plus assez pour satisfaire leur demande. J'ai l'insigne honneur, mais la grande fierté d'avoir été désigné au sein des députés comme parlementaire réfèrent pour la viticulture du Languedoc-Roussillon dans nos échanges avec la Chine. Et je veux d'ores et déjà vous annoncer que je recevrai à ce titre fin janvier, ici chez nous, YA DIN qui est le président de la mission commerciale France-Chine. Je compte bien associer à sa venue tous les responsables viticoles du Biterrois ainsi que mes collègues élus, pour que nous travaillions ensemble au développement de nos exportations vers ce grand pays, cette grande civilisation.
Si j'ai choisi de vous parler ainsi de la Chine ce soir à Villeneuve-les -Béziers, c'est pour mieux vous faire toucher du doigt les dangers qui nous guettent si nous restons isolés face à un vaste phénomène de mondialisation qui paraît – hélas – inéluctable.
Aujourd'hui, je vous le dis bien fort, nous ne triompherons sur le plan économique et dans le sens du progrès, qu'en prônant l'union et en mutualisant nos forces et nos potentialités. Nous devons oeuvrer tous ensemble pour notre territoire, car la gare TGV ici chez Jean-Paul GALONNIER, elle sera aussi utile aux habitants de Villeneuve qu'à ceux de Cers, chez Gérard GAUTIER; parce qu'un grand aéroport rendra service autant aux touristes de Valras chez Guy COMBES, qu'aux pêcheurs de Vendres; parce que les autoroutes qui desservent les entreprises de Sauvian chez Bernard AURIOL, elles sont aussi utilisées par les artisans de Lieuran chez Robert GELY ou de Cazouls et de Maraussan; parce que les pompiers de Sérignan chez Frédéric LACAS ou de Corneilhan chez Gérard ROQUES, ils vont aussi éteindre des incendies ou sauver des vies s'il le faut à Lignan chez Alain SENEGAS ou à Bassan chez Alain BIOLA.
Parce que l'Hôpital de Béziers ou les cliniques de Boujan chez Philippe ROUGEOT et de Colombiers accueillent aussi des malades en souffrance de Lespignan ou de Portiragnes.
Je vous en conjure, mes amis, revenons à une juste mesure. Bien sûr, chers amis élus, nous avons des différences, mais j'ai la certitude qu'on ne peut pas jouer les uns contre les autres, mais les uns avec les autres.
Le consensus n'est pas un aveu de faiblesse, il n'est pas la soustraction de vos tempéraments ; bien au contraire le consensus, cela peut être l'addition de vos talents et la multiplication de vos énergies.
Et, ne perdons pas de vue que nous sommes là pour servir nos concitoyens, nous sommes élus pour rassembler et non pour diviser, nous devons agir pour faire progresser notre société vers une plus grande solidarité.
Je voudrais dire aussi que nous sommes tous de passage, mais une seule chose demeure, c'est notre territoire et la manière dont nous servons ce territoire.
Voilà aussi un mot qui est fort et que j'aime : SERVIR.
En 2011 comme en 2010, dans l'Hérault comme à Paris, je veux continuer à me battre avec vous au service de nos territoires, de notre France.
Cette France, ce pays auquel je dois tant, et que je suis si fier de servir aujourd'hui avec ardeur et passion.
Au coeur de la crise notre pays a souffert, comme tous nos voisins, plutôt moins qu'ailleurs. Mais jamais il n'a perdu sa flamme.
Alors que la sortie de crise se profile, nous devons tout faire pour retrouver confiance. C'est le sens de notre engagement, le voeu le plus cher que je forme pour 2011.
Oui, avec vous je veux que nos enfants puissent être fiers de leur pays.
La France que nous aimons, celle que nous servons, c'est cette France résistante qui grâce à ses soldats et ses forces de l'ordre ne cède à aucun chantage terroriste, ni sur le sol national, ni au-delà de nos frontières.
Oui, je veux apporter tout mon soutien à cette politique courageuse de notre pays, ce point ardent de la géographie du monde, avec une pensée émue pour nos compatriotes tués lâchement et pour les chrétiens d'Orient massacrés sauvagement.
La France que nous aimons, celle que nous servons, c'est cette France rassemblée, intégrant toutes les communautés et pas l'inverse. Cette France qui défend la dignité des femmes, quand certains extrémistes cherchent à leur imposer de cacher leurs visages au coeur de nos cités, quand certains extrémistes testent la République.
La France que nous aimons, celle que nous servons, c'est cette France solidaire qui demande à chacun de faire des efforts en travaillant un peu plus afin de sauver la retraite par répartition. Cette nation solidaire se doit d'accompagner dans la dignité nos aînés menacés par la dépendance. C'est aussi dire la vérité aux Français, Victor Hugo ne s'était pas trompé en écrivant : « On ne va pas vers le vrai par une route oblique ».
Quand on sert l'intérêt général, on ne s'excuse pas de son courage.
Quand on sert l'intérêt général, l'impopularité d'un jour peut devenir l'estime du lendemain.
La France que nous aimons, celle que nous servons c'est cette France compétitive qui créé des emplois, innove et part à le conquête des marchés.
Voilà pourquoi je soutiens cette politique audacieuse au service d'une nouvelle croissance.
Ne cédons pas à la facilité, Charles Péguy disait : « Le triomphe de la démagogie est passager, mais les ruines sont éternelles ».
Notre pays reste celui de tous les possibles, pour peu que l'on croie aux valeurs de l'audace, de la curiosité et de l'engagement.
Mes chers amis, la force de notre nation ne réside pas seulement dans la résolution de ceux qui la dirigent. Elle naît et s'épanouit dans le coeur de chacun. Inscrire sa destinée dans un destin commun, donner à son pays autant que l'on reçoit de lui, transmettre à nos enfants un peu plus que ce que nos parents nous ont légué, voilà des ambitions respectables.
La France que nous aimons, celle que nous servons, c'est une France lumière ouverte sur le monde qui pèse à l'échelle européenne et internationale et à ce jour au sein du G8 et du G20.
Les temps changent, les générations passent mais une voix persiste, celle de la République, de l'unité de nos territoires, autour d'une langue, autour d'un État pour devenir ce qu'est la France aujourd'hui.
Renoncer, douter, c'est se parjurer devant l'Histoire.
Ce serait laisser le terrain libre à tous ceux qui avancent des idées fausses et des fausses pistes.
Ces mirages désastreux que sont le partage du travail, la retraite le plus tôt possible, l'endettement sans fin, la diabolisation du capital, le protectionnisme. Cesser d'avancer, ce serait oublier ce que nous avons fait et ce qu'il nous reste à faire. Je voudrais vous dire que le courage des réformes est plus protecteur que la quiétude de l'inaction.
Il faut refuser toute idée d'usure ou de pause.
L'usure est la maladie du découragement.
La pause est la marque des indécis.
Beaucoup de nos concitoyens, notamment chez les plus jeunes, sont perdus, sans repères ni lien social. Ils doivent avoir conscience qu'appartenir à la communauté nationale est une chance en même temps qu'une responsabilité.
Cela nous donne des droits incontestablement, mais aussi des devoirs, n'ayons jamais peur de le rappeler.
C'est comme cela que nous ferons aimer et respecter notre France.
C'est comme cela que nous retrouverons tous ensemble l'esprit de conquête et d'audace.
C'est ma conviction.
C'est mon combat pour 2011 et bien au delà.
Je voudrais m'arrêter brièvement sur mon travail personnel en 2010.
Mesdames, messieurs, j'ai rendu mon rapport parlementaire sur l'hôpital public et le statut du praticien hospitalier à Madame la Ministre de la Santé et j'ai eu l'honneur, pardonnez moi cette émotion, à la sortie du décret, de voir mon nom chapotant cette loi dans les hôpitaux.
Mais, en parlant de ma fierté, en fait quelque part c'est plutôt la vôtre.
J'ai été aussi extrêmement touché et satisfait enfin, de voir l'aboutissement et le vote positif de ma proposition de loi contre les drapeaux étrangers dans les mairies lors des célébrations des mariages civils.
Là aussi, ce n'est pas ma fierté, mais plutôt la fierté de chaque Français attaché aux symboles de la République.
Par ailleurs, je commence, en tant que membre des députés experts, mes auditions au sein de la Commission des Affaires Sociales sur le projet de loi de la dépendance et du 5ème risque de l'assurance maladie.
D'ailleurs, je ne pouvais pas mieux entamer ce chantier, car Madame la Secrétaire d'Etat aux Solidarités et à la Cohésion Sociale, Marie-Anne MONTCHAMP, m'a fait l'honneur aujourd'hui de venir sur le terrain au coeur de cette circonscription pour rencontrer tous les acteurs et décideurs du médico-social qui oeuvrent dans l'intérêt des personnes âgées.
Je ne peux clôturer cette cérémonie de voeux sans parler de vous, vos familles, vos amis et vos proches.
A vous et à eux, j'ai envie de souhaiter beaucoup de santé et vous savez que je suis bien placé pour affirmer que c'est le bien le plus précieux. Et, quand je parle de santé, je parle de souffrances physiques certes, mais je ne peux oublier les souffrances morales et la solitude. Je forme le voeu que notre société soit une société de solidarité et non pas de « solitarité ».
Et enfin la santé et le bonheur prennent tout leur sens quand on arrive à partager des vibrations, à déclencher une émotion et à vivre tout simplement une sensation.
Voilà ce que je vous souhaite, à toutes et à tous pour 2011.
Très bonne année à tous !
Elie ABOUD Votre député
Question d'Elie ABOUD au Gouvernement
Mardi 12 octobre 2010
En ce nouveau mardi de contestation syndicale contre la réforme des retraites, l'ambiance était plutôt houleuse dans l'hémicycle, lorsqu'Elie ABOUD a posé à Éric WOERTH, Ministre du travail, une question sur les avancées faites par le Gouvernement sur le texte examiné au même moment par les sénateurs, après son adoption à l'Assemblée nationale.
Le député biterrois a ainsi évoqué le cas des femmes mères de trois enfants qui pourront percevoir leur retraite à taux plein à 65 ans, même si elles n'ont pas le nombre de trimestres nécessaires.
Ce qu'a confirmé le Ministre, qui a rappelé que, contrairement à ce qu'affirme la gauche, cette réforme a fait l'objet d'une longue concertation dès avril dernier avec les syndicats, les partis politiques ou les associations.
« M. le président. La parole est à M. Élie Aboud, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.
M. Élie Aboud. Monsieur le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique, alors que les sénateurs examinent en ce moment le projet de loi sur les retraites, une nouvelle journée de mobilisation est organisée et la société se pose toujours des questions.
Cette réforme est faite pour ne pas laisser à notre jeunesse le fardeau du coût des retraites. Or inciter les jeunes à manifester contre leur propre intérêt, voilà une intention paradoxale. (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
Il est juste parce que les efforts sont partagés (« Non ! » sur les bancs des groupes SRC et GDR) et parce qu’il permet de ménager les personnes les plus fragiles et celles qui ont commencé à travailler jeunes.
Au cours de l’examen du texte, à l’Assemblée, de réelles avancées ont été accomplies sur la pénibilité, sur les carrières longues et sur les polypensionnés.
Le Sénat, à son tour, réalise de nouveaux progrès avec un amendement permettant à certains parents de trois enfants de toucher leur retraite à taux plein à soixante-cinq ans, un autre en faveur des chômeurs de longue durée et un troisième concernant les travailleurs handicapés.
Mes chers collègues de l’opposition, à vous qui demandez, la main sur le cœur, le retrait de cette réforme, je rappelle qu’il y a un temps pour tout. Or le temps présent ne doit pas être celui de la polémique se jouant des inquiétudes sociales.
Diriger, ce n’est pas faire de la démagogie. Diriger, c’est faire de la pédagogie.
Monsieur le ministre, pouvez-vous nous livrer le détail des nouvelles avancées présentées à nos collègues sénateurs ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
M. le président. La parole est à M. le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique.
M. Éric Woerth, ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique. Monsieur le député, le texte que nous présentons est issu d’une large concertation,…
M. Éric Woerth, ministre du travail. …d’un long travail entamé au mois d’avril avec les organisations syndicales, le Parlement, les partis politiques, les associations.
M. Éric Woerth, ministre du travail. Nous avons abordé, comme l’a souligné le Premier ministre, la phase parlementaire. Nous nous trouvons ici au cœur de la démocratie française. Les députés de la majorité se sont employés à faire avancer le texte dans le sens d’une plus grande justice, qu’il s’agisse de la pénibilité, des polypensionnés – en particulier dans la fonction publique – ou de la réduction des inégalités de salaires entre les hommes et les femmes.
Le texte est examiné en ce moment par le Sénat qui a voté, vendredi dernier et hier, les articles repoussant à soixante-deux ans l’âge à partir duquel il est possible de prendre sa retraite et à soixante-sept ans l’âge de la retraite à taux plein, dans un double souci de justice et d’efficacité pour la longévité de notre système de retraite. Nous voulons assurer la pérennité de ce système pour les jeunes. Et nous devons expliquer à ceux d’entre eux qui défilent aujourd’hui qu’ils le font en réalité contre eux-mêmes.
M. Éric Woerth, ministre du travail. Le Sénat a en particulier fait progresser la question relative aux mères de trois enfants qui, bien souvent, accumulent moins de trimestres que les hommes, notamment lorsqu’elles sont nées entre 1951 et 1955. En effet, d’autres dispositifs ont permis de réduire cette inégalité : les femmes nées dix ans plus tard ont plus de trimestres à leur actif que les hommes. Or ici comme au Sénat, nous avons répondu à ce problème en permettant à ces femmes de prendre leur retraite à taux plein à l’âge de soixante-cinq ans. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.) »
Les drapeaux étrangers désormais interdits des cérémonies de mariage
Jeudi 7 octobre 2010
Patience et longueur de temps… Une formule qu’a expérimentée Elie ABOUD, pour parvenir à faire adopter par l’Assemblée nationale, son texte permettant aux maires de couper court à toute exhibition de drapeaux étrangers lors des cérémonies de mariage. Rappelons que le député avait déposé en novembre 2009, une proposition de loi (PPL) en ce sens, à la suite de divers incidents constatés en particulier par les élus biterrois avec des drapeaux dressés de façon hostile, voire des injures envers notre pays à l’occasion de mariages civils.
La PPL n’avait pu passer le cap du dépôt sur le bureau de l’Assemblée nationale, en raison de l’embouteillage parlementaire. Ceci n’a pas arrêté le parlementaire de la 6e circonscription qui a profité de l’examen du Projet de loi sur l’immigration et l’intégration, pour y faire inclure un amendement reprenant les dispositions contenues dans sa PPL, à savoir que ne peuvent figurer dans les mairies que les symboles de notre République et donc notre drapeau. Cosigné par 93 députés –un record- cet amendement a été voté jeudi 7 octobre dernier et figure donc désormais dans la loi. Une grande satisfaction pour tous les élus attachés au respect de nos valeurs républicaines.
Intervention d'Elie ABOUD à l'Assemblée nationale dans le débat sur le projet de loi "Immigration, Intégration et Nationalité", mardi 28 septembre 2010, séance de 21h30
« Mme la présidente. La parole est à M. Élie Aboud.
M. Élie Aboud.Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, depuis vingt ans, l’immigration est un sujet passionnel. Il convient d’apaiser les esprits en soutenant l’immigration respectueuse de la légalité et en luttant contre celle qui s’affranchit de toute règle et de tout respect des valeurs de notre République.
Fort des trois directives européennes – la directive dite « retour » du 16 décembre 2008 ; la directive « carte bleue européenne » du 25 mai 2009 ; la directive dite « sanctions » du 18 juin 2009 –, ce texte entend d’abord traduire en droit interne ces orientations communautaires.
L’immigration est une chance si elle est maîtrisée. Elle doit concilier tout à la fois les aspirations du migrant, le respect du pays d’accueil et l’intérêt du pays d’origine. Dans cet esprit, améliorer l’efficacité de la lutte contre l’immigration irrégulière renforce l’idée qu’il ne peut être question de mouvements de population incontrôlés et incontrôlables.
Pour être efficace, il convient d’adopter une politique communautaire adaptée aux réalités des différents États membres. C’est pourquoi il me semble utile d’attirer l’attention sur deux points principaux. Premièrement, la République française ne peut être une terre d’accueil si elle n’entend, parallèlement, faire respecter ses symboles. Au premier rang de ceux-ci figure le mariage civil, qui constitue l’un des principaux moments de la vie citoyenne. Véhiculant des valeurs de respect et d’engagement, il ne doit pas être terni par des attitudes provocatrices voire, parfois, hostiles à nos valeurs et nos symboles. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité déposer un amendement, accepté en commission, destiné à faire respecter les symboles républicains au cœur de notre démocratie : les mairies.
Deuxième réflexion : si la République se doit d’être exigeante, notamment quant aux conditions d’accès à la nationalité française, elle peut aussi être généreuse lorsque celles-ci sont tout à fait respectées par les uns et par les autres.
C’est pourquoi, dans le cadre de la remise de la carte de séjour temporaire, dite carte bleue européenne, il me semble utile et souhaitable de proposer un amendement visant à abaisser le seuil de délivrance de cette carte à une fois le salaire brut moyen annuel. En effet, pour les nouveaux citoyens qui répondent aux critères de délivrance de la carte, il serait tout de même préjudiciable que le simple fait de prévoir une exigence de rémunération annuelle brute trop importante ne permette pas de recevoir cette carte. Ce qui compte, c’est l’implication personnelle des étrangers et leur motivation dans la perspective du processus d’intégration.
Votre politique, monsieur le ministre, s’appuie sur le triptyque suivant : transcription en droit national des directives européennes, intégration des populations qui souhaitent véritablement rejoindre notre communauté nationale fondée sur les principes républicains et strict respect des valeurs qui en constituent le fondement.
Ce triptyque a fait le bonheur de beaucoup de Français venus d’ailleurs. Il a fait et continue de faire la richesse de notre pays. Je voudrais donc, en ce lieu qui est le cœur de notre démocratie, me faire leur porte-parole pour dire merci à la République.
M. François Rochebloine. Très bien ! »
Elie ABOUD a rendu visite à René GALINIER à la prison de Béziers
Lundi 20 septembre 2010
C’est un double geste « républicain et sanitaire » qu’a souhaité faire le député et médecin Elie ABOUD, en demandant à visiter à la prison du Gasquinoy de Béziers, René GALINIER, mis en examen et incarcéré depuis le 5 août dernier. Ce retraité de 74 ans avait ce jour-là tiré sur deux cambrioleuses qui avaient pénétré dans son domicile de Nissan-les-Ensérune pour le dévaliser et avait blessé ces deux jeunes femmes. Depuis, la libération de René GALINIER a été rejetée à deux reprises par la justice, entraînant la création de comités de soutien en faveur de « Papy René », comme l’appellent ses voisins et nombreux amis. Elie ABOUD a bien insisté sur le fait qu’il ne souhaitait pas s’immiscer dans le fonctionnement de la justice, ni dans ses décisions. Il a tout d’abord rencontré au Centre pénitentiaire ses collègues médecins attachés à la prison, qui lui ont assuré que l’état de santé du détenu était correct, même s’il était un peu affaibli. Puis le député de Béziers a passé 20 minutes dans une pièce avec R. GALINIER, très touché par cette visite, qui est la 1ère qu’il recevait en dehors de son épouse et son avocat Josy-Jean BOUSQUET, en qui il a toute confiance.
Le retraité, ému jusqu’aux larmes, a profondément regretté sa conduite face à son visiteur et s’est dit soulagé de l’état de santé de ses deux cambrioleuses, dont l’une est sortie de l’hôpital et l’autre, plus gravement atteinte, est encore en traitement. Il a dit à Elie ABOUD, que sa 1ère action de croyant à sa sortie de prison serait d’aller à l’église, car il garderait à vie sur la conscience ce geste qu’il a fait et qui l’empêche de dormir.
Par ailleurs, il s’est dit très satisfait de ses conditions matérielles de détention.
Elie ABOUD l’a réconforté et après l’avoir quitté, s’est contenté de donner des nouvelles de la santé de R. GALINIER aux trois représentants de la Ligue du Midi, qui soutient le prévenu, et qui attendaient le député à sa sortie.
Amendements d'Elie ABOUD au Projet de Loi sur l'immigration, l'intégration et la nationalité
Mardi 14 septembre 2010
Parallèlement à l'examen en séance publique du Projet de réforme des retraites, Elie ABOUD a travaillé sur le Projet de Loi n°2400 relatif à l'immigration, l'intégration et à la nationalité qui sera examiné à l'Assemblée nationale à partir du mardi 28 septembre. Il a souhaité faire rajouter un article additionnel dans ce projet concernant les outrages au drapeau national et le respect des symboles républicains. Ceci fait suite à la Proposition de Loi n° 2040 que le député biterrois avait déposée en octobre 2009 et visant à donner aux maires le pouvoir d'interdire la présence de drapeaux étrangers lors de la célébration de mariages en mairie. Le premier amendement rédigé par Elie ABOUD est le suivant:
« Article Additionnel après l'article 75
9° Le soin de faire respecter les symboles républicains lors des célébrations de mariage se tenant dans les locaux de la mairie. Le maire, ou l'un de ses adjoints officiant, peut à cette occasion, s'il l'estime nécessaire, interdire aux participants d'arborer des drapeaux ou signes d'appartenance nationale autres que ceux de la République française, dans des conditions de rappel à l'ordre prévues à l'article L. 2212-2-1, et interrompre la célébration jusqu'à ce que ces drapeaux ou signes ne soient plus visibles. »
Le second amendement concerne la délivrance de la « carte bleue européenne ». Elle est délivrée pour les personnels étrangers hautement qualifiés souhaitant venir travailler en France. Afin que les conditions d'éligibilité à la délivrance de cette carte ne deviennent pas trop prohibitives, Elie ABOUD a déposé l'amendement suivant:
« Chapitre II
La carte de séjour temporaire portant la mention "carte bleue européenne"
Article 13
A l'alinéa 2 de l'article 13, substituer les mots "pour un emploi dont la rémunération annuelle brute est au moins égale à 1,5 fois le salaire moyen annuel" par les mots "pour un emploi dont la rémunération annuelle brute est au moins égale à 1 fois le salaire moyens annuel." »
Elie ABOUD reçoit des représentants du personnel pénitentiaire de Béziers
Lundi 13 septembre 2010
Les représentants du syndicat pénitentiaire des surveillants non gradés (SPS) de la prison du Gasquinoy à Béziers ont demandé à être reçus par le député Elie ABOUD pour lui faire part de leurs revendications. A l'occasion de ce rendez-vous qui a eu lieu lundi 13 septembre, les gardiens de prison ont mis l'accent sur les carences de la loi actuelle qui protège plus à leur sens les détenus que le personnel pénitentiaire.
En effet, la loi du 12 avril 2000 autorise les détenus convoqués pour manquement à la discipline envers leurs gardiens (injures, menaces...) devant la commission disciplinaire, à se faire assister d'un avocat. Or, les gardiens, non seulement ne peuvent participer à cette commission, ni se faire représenter de leur côté par un avocat, ce qui crée un déséquilibre flagrant et entraîne le découragement des surveillants. Les gardiens estiment que la protection juridique qui s'applique au pénal devrait être mise en place dès cette commission des prétoires, car les détenus sont « encouragés ainsi à la récidive ce qui provoque un sentiment d'impunité ». Une situation tendue à la prison de Béziers, de même que dans les autres prisons françaises, ont déploré les représentants du SPS auprès du député biterrois qui s'est engagé à faire remonter ce vide juridique auprès de la commission des lois de l'Assemblée nationale.
Un lycéen biterrois obtient plus de 20/20 au Bac S !
Mardi 6 Juillet 2010
Mardi 6 Juillet 2010, Jean-Gabriel VIDAL, 18 ans, élève de Terminale scientifique au Lycée Henri IV à Béziers et stagiaire au cabinet du député Elie ABOUD, a obtenu son Baccalauréat avec la note de 20,36. Il a eu, entre autres, 20 en histoire-géographie, 20 en mathématiques et 20 en philosophie. S'il a pu obtenir une note supérieure à 20/20, c'est grâce à ses options latin et anglais européen. Pour l'année prochaine, Jean-Gabriel hésite encore entre la classe préparatoire HEC où il a été accepté au Lycée Louis-le-Grand à Paris, et Sciences Po Paris, dont il a récemment passé le concours d'entrée. En revanche, il affirme ne pas encore être totalement fixé sur le choix de son futur métier. Jean-Gabriel effectue un stage début juillet auprès du député, afin de découvrir concrètement le travail législatif.
Question orale sur le financement des Missions Locales d’Insertion en Languedoc-RoussillonMardi 11 mai 2010
Elie ABOUD a interrogé la Secrétaire d'Etat Anne-Marie IDRAC, en charge du commerce extérieur, mardi 11 mai en séance des Questions Orales sans débat, sur le devenir des Missions Locales d'Insertion, qui, en raison de l'attribution de subventions européennes insuffisantes, se trouvent en grandes difficultés financières pour faire face à leurs engagements en faveur de l'emploi. C'est le cas de la MLI du Biterrois qui ne perçoit que 80 000 €uros en 2010, contre 110 000 en 2009.
La Secrétaire d'Etat a rassuré le député en confirmant qu'une somme complémentaire d'un million d'€uros allait être versée pour réparer cette erreur.
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Mme la présidente: La parole est à M. Élie Aboud, pour exposer sa question, n° 1052, relative au financement des missions locales d’insertion en Languedoc-Roussillon. M. Élie Aboud: Madame la secrétaire d’État chargée du commerce extérieur, je souhaite appeler votre attention sur la situation relative aux financements des missions locales d’insertion. En effet, pour l’exercice 2010, vous savez comme moi que les crédits du fonds social européen versés en 2009 aux MLI ne l’ont pas été pour le Languedoc-Roussillon. Or, ceux-ci s’élèvent au niveau national à 23 millions d’euros. La région Languedoc-Roussillon aurait dû recevoir sur cette somme 1,6 million d’euros. Certes, une compensation a été allouée dans le cadre du plan de relance. Mais le problème majeur est que dans ces circonstances, les financements des missions locales du Languedoc-Roussillon ne sont plus pérennisés et sécurisés par la transformation des financements FSE en crédits d’État.Vous connaissez, madame la secrétaire d’État, les efforts considérables réalisés ces dernières années par les missions locales du Languedoc-Roussillon. En 2009, elles sont au premier rang national en matière de contrats d’accompagnement dans l’emploi et de contrats initiative emploi.En fait, si l’on déduit les l,6 million d’euros des 2,157 millions d’euros affectés dans le cadre du plan de relance, nous voyons bien que ceux-ci ne compenseront pas la perte de financement de manière durable.Ainsi, la MLI du Biterrois a été dotée de 80 000 euros, alors qu’elle avait perçu 110 000 euros en 2009. Dans ces conditions, je vous demande de bien vouloir prendre des engagements afin d’assurer la pérennité des financements de la MLI biterroise.
Mme la présidente: La parole est à Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État chargée du commerce extérieur. Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État chargée du commerce extérieur: Monsieur Aboud, les modalités d’engagement des crédits du FSE au titre de l’activité des missions locales présentaient un certain nombre de risques, soulignés par les audits des instances nationales et communautaires, notamment parce que le FSE n’a pas vocation à prendre en charge les dépenses de fonctionnement.C’est pourquoi Mme la ministre de l’économie avait demandé à M. Laurent Wauquiez de mettre un terme à cette situation, au moment où le Gouvernement renforce, dans le cadre du plan de relance, les moyens des missions locales et du CIVIS. À ce titre, des crédits d’État ont remplacé le FSE là où celui-ci contribuait notamment au financement du fonctionnement des missions locales. Cet effort représente 23 millions d’euros, qui s’ajoutent ainsi en 2010 au plan de relance, soit 51 millions d’euros. Il garantit la pérennité des financements des missions locales.Or, dans votre région, une situation un peu particulière s’est produite. À partir de la transmission qui avait été faite dans le cadre du recensement établi par les services, la mobilisation du FSE avait été estimée a priori conforme aux règles de gestion du fonds. Donc il n’y avait pas besoin des crédits d’État. Toutefois, après une nouvelle expertise faite par les services, une erreur d’appréciation a été constatée dans la notification des crédits de fonctionnement. Aussi, je vous confirme qu’un montant complémentaire de 1 million d’euros sera alloué en 2010 pour réparer cette erreur. Bien entendu, la pérennisation en 2011 de ces crédits sera traitée dans le cadre du dialogue de gestion du mois d’octobre prochain.Mais je tiens à souligner qu’il est important que les missions du Languedoc-Roussillon continuent de solliciter des crédits FSE, comme elles savent le faire, afin de mener à bien les actions d’accompagnement à destination des jeunes, en excluant les dépenses de fonctionnement, pour ne pas retomber dans les erreurs passées. Mme la présidente: La parole est à M. Élie Aboud. M. Elie Aboud: Madame la secrétaire d’État, je suis ravi d’apprendre qu’un effort supplémentaire sera fait en 2010 et que la pérennité du fonctionnement sera assurée pour 2011 pour un secteur très sensible dans une période extrêmement difficile.
Commission d'enquête sur la grippe A
Je viens d’être nommé Vice-Président de la Commission d’enquête parlementaire constituée pour connaître « la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) ».
Mis en place début avril, notre groupe de travail constitué de députés de tous bords, a déjà commencé ses auditions qui se chiffreront par centaines : experts médicaux et scientifiques, responsables administratifs nationaux et internationaux, représentants de laboratoires. A l’issue de ces interrogatoires, où les auditionnés prêtent solennellement le serment de dire toute la vérité, nous rédigerons un rapport qui devra être remis au Président de la République le 24 août prochain.
Je m’attelle à cette tâche sans arrière pensée dogmatique vis à vis de telle ou telle institution publique ou privée. Je m’attacherai en toute objectivité à mettre en lumière les éventuels dysfonctionnements autour de cette campagne, qui a fait couler beaucoup d’encre, et nous ferons avec mes collègues, des propositions concrètes dans la perspective d’une nouvelle pandémie similaire.
Deux choses sont évidentes en tout cas : si le Gouvernement n’avait pas réagi et que des milliers de Français avaient été décimés comme lors d’autres évènements sanitaires, on aurait largement entendu tous les chantres du « n’y a qu’à, faut qu’on » accuser le Ministre de laxisme et d’impéritie. Seconde évidence : il aurait été préférable à mon sens que mes collègues médecins généralistes aient été associés à la vaccination. Je l’avais d’ailleurs demandé à la Ministre de la santé, Roselyne BACHELOT, lorsd’une question orale le 17 novembre dernier. Il est possible que leur implication dans le dispositif aurait évité une certaine incompréhension des Français et aurait valorisé ce maillon indispensable de notre système de santé.
Mais il est toujours facile de dire après ce qui aurait dû être fait avant… On voit tous les jours la gauche se répandre ainsi alors qu’elle a géré notre pays plus de deux décennies, sans résoudre les problèmes cruciaux de notre pays et que nous avons aujourd’hui « sur les bras » : retraites, insécurité, dette publique, déficit de la sécurité sociale…
Pour le respect des symboles républicains dans nos mairies !
Il y a cinquante ans, je suis né à Beyrouth, sur une terre où l’appartenance au clan, à la communauté, à la religion, compte plus que l’appartenance à une nation. Où l’on naît maronite, sunnite, chiite, druze ou palestinien avant d’être Libanais. Sur une terre où l’incapacité à faire émerger un attachement à une nation a engendré une terrible guerre civile. Là-bas, quand on rêve de cohésion nationale, on pense à la France. Là-bas, quand on cherche un modèle de nation qui a su se construire un destin commun, au fil de l’histoire et au-delà des divisions, on regarde la France. Là-bas, la France, première des nations modernes, est perçue comme un eldorado d’unité !
C’est pour cela que j’ai été élevé dans l’admiration de la France, de ses valeurs républicaines, de sa démocratie qui sait respecter les diversités sans nuire à l’unité. Du Liban, quand j’étais petit, mon imaginaire a été façonné par les symboles républicains : un drapeau bleu blanc rouge ; un hymne, la Marseillaise ; une devise, « liberté, égalité, fraternité » qui ont un écho universel.
Je suis inquiet d’un phénomène que je vois se développer dans ma circonscription, autour de Béziers, et que m’ont rapporté plusieurs maires d’autres régions de France : lors de certains mariages civils, des invités brandissent des drapeaux de leurs pays d’origine. Cela peut entraîner un désordre public et même des heurts, comme cela s’est produit récemment sur le parvis de la mairie de Béziers. Je comprends évidemment que, dans le cercle familial, particulièrement à l’occasion d’un mariage, on cultive un lien vivant avec son histoire et son pays d’origine. Français né au Liban, je sais qu’une double appartenance est source de richesse et je fais mienne cette belle phrase de Marc Bloch : « C’est un pauvre cœur celui auquel il est interdit de renfermer plus d’une tendresse. »
Mais cet attachement légitime à des racines familiales ne doit pas prendre la forme d’une provocation lors de la cérémonie de mariage civil. Le mariage civil n’est ni une formalité administrative, ni un prétexte pour donner un peu de lustre à un engagement privé. Si le mariage à la mairie est bien une fête, c’est une fête pour toute la communauté nationale. Pas seulement une réunion de famille où chacun exhiberait ses origines au mépris de ce qui nous rassemble.
Se marier à la mairie, c’est poser un acte républicain solennel. C’est reconnaître que le mariage n’est pas qu’un contrat intime entre deux personnes, mais une institution qui concerne toute la société. C’est d’ailleurs pour signifier cette dimension publique que la porte de la salle des mariages doit rester ouverte pendant la cérémonie.
Dans cette perspective, se livrer à un défilé de drapeaux étrangers à cette occasion relève au mieux de la faute de goût, au pire de la provocation. Dans la maison commune, on n’exprime pas avec outrance ce qui nous différencie les uns des autres, on valorise ce qui nous unit, quelles que soient nos origines et nos préférences.
J’ai trop payé pour savoir ce que l’exacerbation des communautarismes comporte de dangers pour ne pas réagir. Ce phénomène de provocation par rapport à nos symboles nationaux n’est pas isolé : on a vu, notamment dans les stades de football, la Marseillaise sifflée. Tous ces évènements traduisent un échec de l’intégration qui me préoccupe.
Or je me suis rendu compte que rien dans la loi ne prescrit l’utilisation des symboles républicains, que sont le drapeau national, le buste de Marianne, le portrait du président de la République ou la devise de la République, dans les bâtiments publics. Que l’usage de ces symboles ne repose que sur une coutume républicaine. Cette tradition étant généralement bien respectée par les maires, les textes ne prévoient pas actuellement de sanction administrative ou pénale, en cas de dérogation à cette coutume républicaine. Autrement dit, un maire peut d’autant moins faire respecter les symboles républicains dans sa mairie qu’il n’est pas lui-même obligé de les mettre en valeur…
Il faut mettre fin à ce vide juridique. Je propose que soit inscrit dans la loi le devoir pour le maire de faire respecter les symboles républicains lors des célébrations de mariages se tenant dans les locaux de la mairie. Le maire pourra, s’il l’estime nécessaire, interdire aux participants d’arborer des drapeaux ou des signes d’appartenance nationale autre que ceux de la République française et interrompre la célébration si cette interdiction n’est pas respectée.
Certains vont dire « voilà l’UMP qui court après le FN » ! Mais je refuse de laisser croire que le FN aurait le monopole du drapeau tricolore ! Nous sommes l’un des seuls pays au monde, où l’on est accusé d’extrémisme dès qu’on parle de fierté nationale… Allez voir aux Etats-Unis combien le drapeau est omniprésent, respecté par tous, symbole auquel s’identifient et se reconnaissent les Américains de toute origine. C’est un trop beau cadeau fait au FN que de déserter les thèmes de l’identité et du vivre ensemble en France. D’autres vont dire « Voilà beaucoup de battage médiatique pour une simple histoire de drapeau ! Faut-il se battre pour un symbole alors qu’il y a tant d’autres sujets urgents en France aujourd’hui comme le chômage ou la crise? » Oui, le drapeau est un symbole. Oui la France a bien des priorités graves notamment économiques. Mais nous aurions bien tort de croire que la question de l’identité n’est pas une urgence en France, alors que notre pays se révèle tiraillé, en proie au doute sur ce qu’il est et sur ce que sera son avenir. Nous ne devons pas dissocier le combat pour la diversité et celui pour l’unité. Renforcer la cohésion dans notre pays et donner à chaque Français les chances de réussir quelle que soit son origine, c’est un même effort que nous devons mener ensemble. Dans ce combat, il ne faut pas négliger l’importance des symboles, car respecter un drapeau, ce n’est pas rendre hommage à un simple bout de tissu, c’est se reconnaître dans une histoire commune porteuse de sens et dans des valeurs partagées. Alors que va s’ouvrir un grand débat sur l’identité nationale, je tiens à rappeler cette exigence.
Elie ABOUD
Votre député
Pilote de l'atelier "Communauté" de Génération France.fr